Lettres - Un vent de fraîcheur sur le climat de morosité

Deux événements importants sont passés presque inaperçus dans les manchettes des dernières semaines, engloutis sous la vague des allégations de scandales. Pour jeter un peu de baume sur le climat de morosité qui envahit actuellement l'atmosphère du Québec, je vous propose ce vent de fraîcheur!

D'abord, la nomination de M. Charles Bernard. Sans connaître l'homme ni le médecin derrière la personne de Charles Bernard, j'ai été ébloui par les qualités humaines et professionnelles de celui que le Collège des médecins vient de désigner à sa présidence.

À titre d'exemples, écoutons-le parler de sa profession dans un article publié récemment dans un quotidien: «Je suis médecin avant tout, je ne suis pas un administrateur. Même quand j'étais chef de département à l'Hôpital Laval ou président de Fondation, je n'ai jamais cessé de voir mes patients. J'ai choisi la médecine pour être avec eux.»

Concernant une peinture qui trône derrière son bureau et qui montre des religieuses aux soins, Charles Bernard en tire une interprétation fort révélatrice sur les sentiments qui l'animent: «Cette toile représente l'empathie et le dévouement envers les malades.»

Si l'on ajoute à ces qualités le fait que M. Bernard a l'habitude de dire ce qu'il pense, au moment où il le pense, je crois que le système de santé dans son ensemble, en particulier la qualité des conditions de travail des intervenants et des soins aux patients, saura tirer profit d'une nomination qui augure bien!

Ensuite, soulignons le départ de M. Ross Gaudreault. Ce dernier quittera ses fonctions de président-directeur général du Port de Québec en janvier 2011 après 23 ans à la barre de l'organisation. Chapeau, M. Gaudreault, pour avoir grandement contribué à faire rejaillir les atours de la belle ville de Québec aux yeux de centaines de milliers de touristes par son port sur le Saint-Laurent!