Lettres - Drame de la vie militaire

Partie de l'OTAN, une organisation qui, de son propre aveu, tue des innocents, l'armée canadienne n'a que peu de préoccupations pour laver son honneur. La guerre est la guerre. Et tuer n'est rien puisque ceux qu'on exécute sont associés au même sol que l'ennemi. Ce sont des bavures, des accidents de parcours.

Que l'ennemi vienne de l'intérieur et qu'il mette fin à la vie de jeunes femmes tout aussi innocentes, alors c'est la honte. Point d'erreur possible. On a affaire à un psychopathe.

Mais l'ordre moral et militaire doit être maintenu: le subalterne, le colonisé n'a que ce qu'il mérite puisque le pays est en guerre contre lui. Le haut gradé monstrueux, lui qui assassine, n'aura jamais assez honte et ne subira jamais assez le vengeur et sordide châtiment des institutions de l'ordre.

Pourtant, il s'agit bien dans les deux cas de prendre la vie de quelqu'un. Honte dans un cas. Privilège de vie ou de mort, justifié par une sale guerre, dans l'autre circonstance.

Allez comprendre la logique d'une machine de guerre violente en pleine action.
1 commentaire
  • Normand Chaput - Inscrit 29 octobre 2010 10 h 41

    le colonel a atteint son niveau d'incompétence

    Il n'avait pas compris que les techniques de déguisement, torture ou meurtre ne peuvent pas se faire en dehors des heures de travail.