Lettres - Protéger l'eau

Selon le sondage Senergis-Le Devoir, 53 % des Québécois sont favorables à la facturation de l'eau. À Sainte-Foy, avant les fusions municipales, il y avait des compteurs à chaque résidence et l'eau était facturée selon la consommation. L'utilisation des compteurs était une mesure d'équité et leur installation n'exigeait pas des coûts faramineux, contrairement à ce que l'on entend souvent dire. Après les fusions, l'administration du maire L'Allier, au lieu d'exiger des compteurs pour l'ensemble de la nouvelle ville, prit des dispositions pour restreindre l'utilisation de l'eau potable.

À RDI, le lundi 25 octobre dernier, Karen Mayrand (Fondation Susuki) a déboulonné les discours simplistes des politiciens en affirmant qu'au Québec, notamment pour les villes s'alimentant dans le fleuve ou dans les grandes rivières, ce n'est pas la disponibilité de l'eau qui pose problème, mais plutôt la protection de sa qualité. Elle a aussi expliqué que l'exportation de l'eau n'est pas souhaitable parce que cela exige trop d'énergie. Ce n'est donc pas demain que l'on verra un bateau, au quai de Sept-Îles, larguer les amarres en direction du Bangladesh pour y abreuver les Bengalis.

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Jean-Marie Desgagné - Québec, le 26 octobre 2010
1 commentaire
  • Nicolas Milot - Inscrit 28 octobre 2010 07 h 24

    il...

    Petite correction : Il s'agit de Karel Mayrand... IL a expliqué que l'exportation de l'eau n'est pas souhaitable parce que cela exige trop d'énergie... ;-)