Lettres - D'école et de langue anglaise...

Les débats acrimonieux à l'Assemblée nationale nous font malheureusement prendre conscience que les tensions linguistiques ne sont jamais très loin sous la surface.

Les positions des divers intervenants dans ce dossier sont pour le moins décevantes pour tous, anglophones comme francophones. La loi telle que présentée par les libéraux donne aux gens riches un pouvoir d'exception aux lois qui régissent le Québec. Imposer la loi 101 aux écoles non subventionnées, comme le veulent certains au Parti québécois, serait une atteinte plus que déplorable aux libertés individuelles. Je vais passer rapidement sur la ridicule position de l'ADQ d'imposer une sixième année bilingue à tous!

Une solution pourrait cependant faire un certain consensus. Elle est utilisée dans certaines provinces anglophones. Pourquoi ne pas permettre à tous une année d'immersion en langue anglaise au cours du parcours scolaire? Les gens désirant voir leurs enfants posséder une bonne base d'anglais y trouveraient leur compte, puis ceux ne le désirant pas continueront le même parcours qu'auparavant. Au lieu d'imposer une solution à tous qui en mécontentera plusieurs, il serait mieux de laisser ainsi à tous une liberté de choix qui demeure cependant balisée afin que le Québec garde son visage français.

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Pierre Langlois - Montréal, le 18 octobre 2010
 
6 commentaires
  • Sylvie Brodeur - Inscrite 20 octobre 2010 07 h 02

    Et pourquoi pas..

    Pour apprendre l'anglais, il suffira de passer un an ou deux à Montréal ou sa banlieue, d'y étudier, d'y travailler, d'y acheter, d'y manger..., bref, d'y vivre.

    Une immersion quasi-complète serait peut-être préférable.

  • Sansterre Gilles - Inscrit 20 octobre 2010 07 h 35

    Absurde!

    À Montréal, les jeunes francophones parles déjà anglais entre eux. Ceux qui ne parlent pas anglais pour le plaisir utilisent 50% de mots ou de verbes anglais dans leurs constructions grammaticales, sans s'en rendre compte.

    Nous vivons déjà dans une ville anglaise, puisque nous sommes aujourd'hui quasiment minoritaires et que la langue commune des allophones est l'anglais.

    75% de tout ce qui nous est offert à la télé et en musique se présente aujourd'hui en anglais.

    Maintenant il faudrait envoyer nos enfants en « immersion » anglaise à l'école afin de satisfaire une poignée d'irréductibles parents anglophiles.

    Bonjour la Louisianne!

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 20 octobre 2010 08 h 19

    Excellent Monsieur Langlois

    Enfin quelqu'un qui est à la recherche d'une solution au vrai problème: le désir des québécois de voir leurs enfants maîtriser la langue anglaise, pour leur avenir.
    La plupart des blogueurs ici cherchent plutôt une réponse à leurs angoisses nationalistes.

  • Paul Gagnon - Inscrit 20 octobre 2010 09 h 52

    Abolir le français

    Voilà qui serait clair et qui en finirait avec la schizophrénie des québécois (sic).
    Jadis, il a pas si longtemps, nous cherchions l'avenir de nos enfants et le nôtre dans l'affirmation et la promotion du français, mais dans cette époque mollassonne on a abdiqué sans combat.
    Il est revenu le temps des couillons!
    "Oui, notre Monsieur oui notre bon Maître", pour paraphraser Jacques Brel.

  • pirpin - Abonné 20 octobre 2010 12 h 55

    L'idée de l'ADQ

    Je ne suis que très rarement en faveur des idées de l'ADQ, mais je ne vois pas ce que l'idée d'une 6e année bilingue pour tous a de ridicule...
    J'ai fait un bain linguistique à ma 6e année et c'est grâce à cela que beaucoup de portes me soient ouvertes dans ma vie professionnelle et personnelle.
    Je parle aujourd'hui le français, l'anglais, l'allemand et l'italien et ça ne change en rien mon appui pour les idées souverainistes.
    Protégeons notre langue, mais ne nous fermons pas de portes. C'est une force que d'être bilingue.