Lettres - Des lois pour soutenir le français

Commentaire en réaction à la lettre de Renée Houde, «Écoles passerelles: il faut reconnaître les limites de l'unilinguisme» publiée dans Le Devoir du 20 septembre 2010.

Défendre le français n'équivaut pas à détester l'anglais; on peut très bien aimer les deux. C'est ce qui motive Pierre Curzi ainsi que tous les grands Québécois qui l'ont précédé dans son parti, y compris René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et tant d'autres souverainistes qui parlaient parfaitement bien l'anglais et qui ont étudié et travaillé en anglais. Ces mêmes gens ont créé et défendu la loi 101 pour nous garantir le français comme langue d'expression et de culture.

Je suis un immigrant américain au Québec. Je suis venu ici parce que je voulais avoir la possibilité de vivre en français. Ma fille aussi en a profité: arrivée à l'âge de 15 ans au Québec, elle a été plongée dans un environnement francophone et maîtrise parfaitement le français maintenant.

D'après moi, on ne devrait pas parler de «lois antidémocratiques» qui «n'ont aucun sens», mais de lois qui soutiennent le français et qui doivent être renforcées. Il est certain que le français serait en déclin si les Québécois n'avaient pas collectivement décidé de le protéger. Sans la loi 101, notre expérience d'immigrants aurait été tout autre.

Quant à la possibilité que nous avons d'apprendre l'anglais, tous les Québécois francophones que je connais ont appris l'anglais, tant ici qu'à l'étranger, ce ne sont pas les occasions qui manquent! D'ailleurs, les Québécois sont de loin les plus bilingues au Canada.
3 commentaires
  • Olivier Laroche - Inscrit 27 septembre 2010 09 h 38

    Merci

    Étrange que les commentaires frappent plus quand ça vient d'un immigrant.
    Comme si les Québécois "de souches" avaient peur, en défendant leur langue, de paraître trop nationaliste au regard de certains.
    Merci

  • ragazzino - Inscrit 27 septembre 2010 12 h 21

    Merci

    Effectivement. Merci, M. Behr.

  • Claude Archambault - Inscrit 27 septembre 2010 19 h 40

    @ Olivier Laroche

    Mais les séparatistes en on fait leur cheval de bataille, et comme ils sont des ennemis, je ne les aiderai pas... duh! mais tous les jours, je ne parle que le français dans les commerce, et cela même si l'autre me parle en anglais. Si je le comprend et il me comprend alors les droits et choix personnels sont respectés.