Lettres - S'engager davantage pour préserver l'espoir

Dernièrement, j'ai vu la douleur causée par le paludisme dans les yeux de ma mère d'accueil malienne. Quand on sait que de simples moustiquaires peuvent contribuer à prévenir la propagation de cette maladie, il est difficile de comprendre pourquoi encore aujourd'hui des centaines de millions de personnes souffrent de ce mal et, souvent même, en meurent.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme vient pourtant donner espoir aux victimes de trois des maladies les plus dévastatrices du monde. Ce fonds est un leader mondial en ce qui a trait au financement multilatéral pour les soins de santé et constitue un des mécanismes d'aide les plus efficaces dans ce domaine: les ressources sont affectées à des projets concrets, tels les moustiquaires, et sont dirigées vers les régions les plus touchées par ces maux.

Mardi dernier, lors du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement, le Canada s'est engagé à augmenter sa contribution de 20 % au Fonds mondial. Bravo pour cet engagement! Pourtant, afin de subvenir à la demande croissante pour cette aide, l'apport canadien devrait être augmenté substantiellement. Un accroissement d'au moins 50 % de la contribution actuelle sur trois ans serait vital pour le Fonds, pour les 33 millions de personnes qui vivent avec le VIH, pour les 9,4 millions d'humains qui contractent la tuberculose chaque année et pour ces centaines de millions de victimes du paludisme, comme ma mère d'accueil.

***

Catherine Primeau - Montréal, le 21 septembre 2010