Lettres - Comme un ouragan

Intéressante, cette série d'articles de M. Rioux sur les mythes de la Révolution tranquille. J'espère que, parmi tous ceux qui réagiront à cette série, il y aura au moins un journaliste pour souligner — et deux fois plutôt qu'une — le rôle essentiel des médias électroniques, radio et télévision, dans la gestation de cette révolution. Quand tout un peuple regardait La Famille Plouffe à la télévision, quand tout un peuple vibrait au gré des exploits des Canadiens de Montréal, quand tout un peuple voyait pour la première fois tant d'images nouvelles, quant tout un peuple écoutait Psychologie de la vie quotidienne de Théo Chantrier, Les Belles Histoires des pays d'en haut, Les Joyeux Troubadours, mais aussi des nouvelles en provenance du monde entier, c'est d'une identité nouvelle qu'il se dotait sans même s'en rendre compte.

La Révolution tranquille a débuté bien avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce fut un ouragan parcourant le monde et dont nous ne retenons ici que la queue balayant la province. Et pourtant, il tournait depuis longtemps, cet ouragan...
1 commentaire
  • Catherine Paquet - Abonnée 27 septembre 2010 06 h 17

    Sans s'en rendre compte...

    "c'est d'une identité nouvelle qu'il (le peuple) se dotait sans même s'en rendre compte.

    Je crois que vous avez raison de souligner cet aspect intéressant et important. Surtout que cet élan a été ralenti, sinon stoppé, quelques années seulement après ses débuts. L'interprétation de la défaite de Jean Lesage et de son équipe en 1966 retient que les Québécois trouvaient que tout allait trop vite...