Lettre - Ridicule

Les Jeux olympiques de Montréal ont eu lieu en 1976. J'avais alors 26 ans. Je suis aujourd'hui âgé de 60 ans et suis trois fois grand-père. Depuis les exploits de Nadia Comaneci, il s'en est produit, des choses.

Pensez aux progrès de l'informatique, à l'Internet et à toutes les nouvelles technologies. Pensez à toute la mouvance dite verte qui s'installe. Pensez à tous les progrès médicaux, et j'en passe.

Alors est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi en 2010 nous en sommes encore à chercher le secret du fonctionnement du toit du Stade olympique? Combien de millions tout simplement gaspillés à cette fin?

Il doit y avoir une raison et, en tant que contribuable, j'aimerais bien la connaître, car pour moi et bien d'autres, j'en suis certain, cette situation est tout simplement ridicule.

Il ne s'agit pas de se rendre sur la Lune, mais de s'assurer qu'un toit puisse fonctionner adéquatement. La situation a assez duré, nous avons d'autres priorités comme société que d'investir dans ce gouffre financier qu'est le toit d'un stade de sport.

5 commentaires
  • Lanthier Claude - Inscrit 22 septembre 2010 00 h 33

    La demolision du stade

    J'irais même plus loin.
    Nous pouvons nous sauver tout ces million et même générer des revenus pour la ville en démolissant le stade et en vendant le terrain. Le stade ne sert presque plus de toute façon.

  • Michel Simard - Inscrit 22 septembre 2010 09 h 34

    Un monument

    Ceux qui prônent la démolition du stade Olympique oublie que celui-ci est l'un des seuls monuments que le Québec ait jamais construit. Il est l'un des seuls vestiges des Olympiques de 1976, un événement pas à dédaigner dans notre histoire. Qu'il soit devenu pour plusieurs le symbole de notre incapacité collective à réaliser adéquatement des projets peut se comprendre, mais en cela il est loin d'être le seul. Cet ouvrage pourrait servir à toutes sortes d'activités, mais voilà on n'aime pas l'Est, on n'aime pas se rappeler qu'il a coûté cher, on n'aime pas que ce soit un grand ouvrage d'architecture et d'ingénierie, dans notre petitesse toute canadienne-française.

    Démolir le stade serait confirmer que Montréal n'est plus qu'un centre urbain mineur comme Indianapolis ou Cluj, et que les Québécois sont devenus incapables de construire des legs pour la postérité.

  • Pierre Rousseau - Abonné 22 septembre 2010 11 h 13

    Pas le seul...

    M. Simard écrit: « Qu'il soit devenu pour plusieurs le symbole de notre incapacité collective à réaliser adéquatement des projets peut se comprendre, mais en cela il est loin d'être le seul. » Il a bien raison, le CHUM en est un autre... mais il va falloir attendre qu'il soit construit pour en faire un symbole concret... dans une génération?

  • Bernard Terreault - Abonné 22 septembre 2010 11 h 31

    Inutile

    S'il y avait régulièrement des foules de 50 000 personnes dans ce stade, je dirais oui. Mais l'expérience a montré qu'on ne pouvait pas remplir ce stade plus de une ou deux fois par année. Un autre 300 millions pour ça? Et on peut en même temps dire à Labeaume de trouver autre chose pour fouiller dans nos poches.

  • Paul Racicot - Inscrit 22 septembre 2010 15 h 46

    Un CHUM, des HLM ou...

    Pourquoi ne pas laisser en place la tour inclinée et les stationnements et y construire le CHUM? Et la station de métro Pie-IX (et pourquoi pas Viau) y donnerait accès.

    Ou, laissant tout en place, avec quelques petits ajustements pour drainer les eaux de pluie et la fonte de la neige, y construire des HLM, un complexe d'habitations ou...
    Dans les gradins? Des jardins communautaires ou...

    Allons ! Un peu d'imagination, quoi !

    ;-)