Lettres - «Caves»

«Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? C'est assez!» Cette phrase de Claude Péloquin m'est venue à l'esprit quand j'ai entendu un certain ministre démissionner cette semaine: «Après mûre réflexion... je dois passer à autre chose... blablabla.» dit-il. Et pire encore, quand un ex-ministre décide de revenir dans l'arène politique: «La pause est finie... M.Charest m'a demandé de revenir servir... blablabla» (ou voulait-il dire ME servir?). Toujours rigolo, ce garçon! Et il y a eu Mme Sacoche, et il y a eu M. Air-Transat, et un ministre de la santé, le Dr Clinique privée, et un chef adéquiste-animateur de télé, etc.

En plein milieu d'un mandat, je me décide de partir, avec une prime de transition, et une belle pension. Et je me fous du déséquilibre politique que je provoque; et je me fous que des élections partielles doivent être tenues avec leurs coûts inhérents; et je me fous des électeurs qui m'ont confié un mandat: le pot de bonbons est ouvert, alors je me sers! Quel que soit le parti, je trouve cette pratique répugnante. Et nous, la «bande de caves», restons silencieux. Ces beaux messieurs et ces belles dames devraient peut-être prendre exemple auprès de monsieur Claude Béchard, sans doute plus malade que toutes ces personnes réunies. Et lui se bat encore! Quand un gouvernement responsable prendra-t-il position et adoptera-t-il des mesures pour défendre de telles pratiques? Mettez vos culottes! J'éprouve les mêmes sentiments envers les députés qui, en plein mandat, décident de changer de parti, comme on a vu encore récemment. Le député n'est-il pas censé représenter ses électeurs, les respecter dans leurs choix, et non pas se servir lui-même? Mon père les aurait traités de «vire-capot». Et je ne parle pas du financement des partis politiques, ni du copinage avec l'industrie de la construction, etc.

Chers politiciens, je ne suis pas cynique, car vous n'êtes pas dignes de respect!

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R. Chénier - Le 10 août 2010

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