Lettres - Fontaine = abreuvoir

Par un beau matin chaud de juillet, je pédalais au parc Maisonneuve et j'avais oublié ma bouteille d'eau. Je n'ai pas paniqué, je savais qu'il y avait des fontaines au parc.

Je suis arrivée à la fontaine la langue à terre, j'avais très soif. La fontaine était transformée en abreuvoir, j'ai ravalé ma salive. Le chien s'abreuvait tout à l'aise pendant que le maître s'abreuvait bien gentiment des exploits de son chien assoiffé. Plus jamais je n'oublierai ma bouteille d'eau.

Où donc était passé Monsieur le Chien avant de s'abreuver à la fontaine? L'histoire ne le dit pas. Fine bouche, dédaigneuse? Non, simplement respectueuse des lieux publics et des gens qui les fréquentent.

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Sylvie Ross, Montréal, le 13 juillet 2010
1 commentaire
  • fmagin - Inscrit 19 juillet 2010 10 h 02

    Sales clébards

    Non seulement ces connards de propriétaires nous imposent-ils les aboiements et les merdes de leurs sales clébards, voilà maintenant qu'ils leur font polluer nos fontaines. Promenez-vous au printemps dans les parcs publics. Les allées sont bordées de traces jaunes, véritables « allées de la pisse » -- une pollution aussi bien visuelle qu'esthétique. Mis à part les chiens pour aveugles, cet animal est un fléau. Quand je vois un taré se laisser lécher le visage par son clebs dont la la langue est un véritable nid de microbes, je me prends parfois à souhaiter