Lettres - Jean Chrétien et le cynisme des jeunes

Jean Chrétien lance un appel aux jeunes à s'engager davantage dans la vie publique et à délaisser le cynisme manifesté envers les politiciens. N'est-ce pas là un beau paradoxe que celui-là même qui s'est servi des commandites pour combattre le référendum, qui a utilisé de l'argent caché, des fonds anonymes pour arriver à ses fins fasse une telle invitation?

Il a incité ses fonctionnaires à bafouer les lois québécoises sur le financement des campagnes électorales.

Selon moi, il est le politicien qui incarne le mieux le cynisme que les jeunes reprochent à nos élus. Profitant de l'air du temps, il me semble qu'il aurait pu s'excuser auprès du peuple québécois pour avoir consacré sa carrière à le combattre.

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Loyola Leroux - Prévost, le 26 juin 2010
9 commentaires
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit 29 juin 2010 06 h 39

    Le cynisme des politiciens

    Les jeunes ne veulent pas s`impliquer en politique. Quelle surprise? Le cynisme ne vient pas de leur absence mais plutôt des politiciens qui abusent des biens publics. Le tout m`est dû de trop de politiciens comme Chrétien, Charest et Tremblay font la honte du peuple. Les jeunes rêvent d`idéaux nobles monsieur le cynique Chrétien. Ils ont donc raison d`ignorer la classe politique sans foi ni loi.

  • André Fournier - Inscrit 29 juin 2010 08 h 45

    Chrétien et le cynisme des jeunes

    S'il y a bien quelqu'un qui a défendu les droits des québécois, c,est bien Jean Chrétien. Il a très bien représenté TOUS les québécois et non seulement une partie des québécois, c'est-à-dire les souverainistes aussi bien que les fédéralistes. Il ne faut pas oublier qu'il est lui aussi québécois, autant que les souverainistes. Et en passant, ce n'est pas Chrétien qui a créer le programme des commandites, mais bel et bien Mulroney. Chrétien l'a utilisé pour défendre la place du Québec dans notre confédération, une cause aussi légitime que celle des souverainistes qui veulent détruire notre pays. Après tout, comme l'a si bien dit Pelletier lors de son témoignage, le pays était en guerre pour sa survie.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 29 juin 2010 09 h 42

    Abolir les sondages concernant les intentions de votes?

    Pourquoi pas? Un sevrage de six mois, par exemple... On pourrait voir alors ce qu'ont vraiment les chefs politiques dans le tête et dans le coeur, exception faite de M. Harper qui, sondage ou pas, a le don de se mettre les pieds dans les plats.

    Mais je crois surtout qu'on verrait, dans les cas d'Ignatief, de Charest et de Marois, leur désaroi... et leur insignifiance. Quant à Deltel, pour d'autres raisons il est ailleurs. Reste peut-être Kadir... Peut-être.

    Peut-être Kadir et F. David.? Peut-être...

    Mais ce sevrage n'arrivera jamais: c'est le pain et le beurre des maisons de sondage, au dépens du politique...

  • Michel Mongeau - Inscrit 29 juin 2010 09 h 44

    Un filet de mauvaise foi?

    Oui,
    la classe politique canadienne, québécoise et municipale a certes souvent manqué à ses devoirs les plus élémentaires depuis quelques années. Et elle porte une partie de la responsabilité de la désaffection des citoyens, notamment les plus jeunes, par rapport au monde de la politique. Ajoutons à cela une culture populaire largement basée sur le ludique, le ''fun'', le facile, le léger et faisant la promotion de valeurs individualistes et conformistes. Ceci étant admis, les citoyens jeunes ou moins jeunes, ont toujours la responsabilité de s'occuper de ce qui touche à la vie en société, la gestion des ressources et la vie politique. C'est moins ''fun'' que ''gosser'' sur un IPad ou tchater sur MSN, mais il s'agit là d'un devoir d'humain, animal social et politique.

  • Andre Vallee - Inscrit 29 juin 2010 11 h 47

    Jean Chrétien

    Ou il a un front de “beu” ou il manque de jugement