Lettres - La devise de Robin des Bois

Le capitalisme sauvage, vous connaissez? C'est lorsque la société et le secteur financier n'ont plus de liens. C'est lorsque les gens de la finance décident unilatéralement de ne pas partager les richesses de notre planète. Pourtant, si un secteur retire des biens et des avantages, il a le devoir d'en remettre en retour à la société.

C'est pourquoi la taxe sur les opérations financières (TOF) communément appelée «taxe Robin des Bois», est une idée tout à fait logique. Taxer de 0,05 % les opérations financières cotées en Bourse pourrait dégager des centaines de milliards de dollars. Ces fonds pourraient servir à lutter contre la pauvreté sans avoir à piger dans les caisses de notre propre gouvernement.

On aime bien penser que la pauvreté n'est pas dans notre cour, mais c'est faux. Nous partageons la même planète et le déséquilibre dans le partage des richesses entraîne de graves problèmes. La pauvreté a un impact énorme sur la sécurité mondiale, sur la santé publique, sur l'environnement et sur l'économie.

Oui, il faut encourager cette taxe. Le Canada doit suivre le mouvement et adopter cette taxe. C'est la responsabilité des élus de s'occuper du bien commun et d'aider à mieux répartir la richesse. Prendre aux riches pour donner aux pauvres, n'était-ce pas la devise de Robin des Bois?

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Paulette LeBlanc, Québec, le 19 mai 2010