Lettres - Merci, Nicole Rodrigue-Girard

La tardive reconnaissance du jeune pianiste prodige et compositeur André Mathieu (+1968) met une fois de plus en évidence une tendance d'ici, et d'ailleurs aussi sans doute, à oublier la vie et l'œuvre des artistes, des compositeurs en particulier, pour ne retenir plus tard, trop tard, que les plus célèbres noms.

Nicole Rodrigue (1943-2010), qui vient de décéder subitement à Laval, avait déjà à son actif une dizaine d'oeuvres de compositions de musique contemporaine: entre autres, Le Moqueur polyglotte, créé en 1992, Hommage à Fernando et Laudes, en 1999; Les Oies blanches (2001), sur un texte de Félix-Antoine Savard, fut repris à ses funérailles, le 1er mai.

Ceci, simplement pour rappeler qu'ici, dans notre cher Québec francophone, la vie musicale demeure encore un des plus grands atouts de notre présence en Amérique, avec cet avantage que la musique, tout comme le vrai amour, transcende les mots, les notes mêmes qui la disent. Merci, Madame Nicole!

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Benoît Lacroix - Montréal, 12 mai 2010