Lettres - Malaise dans les commissions scolaires

Il faut avoir été en contact avec certaines commissions scolaires pour se rendre compte que le vérificateur ne parle pas dans le vide. Il y a les grosses commissions scolaires qui ont les moyens d'inviter les fonctionnaires du ministère de l'Éducation à des réceptions dans les meilleurs restaurants et il y a les petites, dont certaines de langue anglaise, qui tirent le diable par la queue sur le plan financier, donc qui n'ont pas les moyens d'aller au restaurant.

Lorsque le président d'une commission scolaire, avec quelques commissaires et fonctionnaires, arrive à un rendez-vous d'affaires au ministère à 11h30, il faut bien comprendre que les affaires se régleront au restaurant, autour d'une bouteille de vin, dans une ambiance très conviviale. Cela n'est qu'une facette de la situation qui règne dans ce milieu. Le vérificateur doit frapper encore, car le présent gouvernement n'a pas le caractère ni la compétence pour s'attaquer à cette grosse machine.

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Jean-Marie Desgagné - Québec, le 13 mai 2010