Lettres - De l'option à la solution?

L'ADQ fait figure de parent pauvre dans l'échiquier politique québécois. Mais les déboires du gouvernement Charest semblent graduellement changer cette perception. De soupçons de corruption en cas de gaspillage de fonds publics, ce gouvernement devient graduellement un sujet de gêne pour tous.

L'opposition officielle avait déjà un handicap: son option souverainiste. Les Québécois en grande majorité sont nationalistes, mais sont peu enclins, en ces jours difficiles économiquement, à suivre le Parti québécois dans ce grand projet incertain. La sortie du Parti québécois pour le projet d'échangeur Turcot du maire Tremblay enlève à plusieurs leurs dernières illusions. Le Parti québécois n'a pas compris lui non plus le désir des Québécois d'avoir une gestion saine des fonds publics, des efforts pour réduire la dette et surtout de meilleurs services de santé.

Les mécontents — et ils sont nombreux — n'ont pas d'autre choix: ils devront réhabiliter l'ADQ et utiliser ce véhicule pour amener les changements nécessaires au Québec. Le véhicule est là, un peu abîmé, mais en état de marche. Il y a sans doute quelques mécaniciens chez la majorité de Québécois désabusés par les vieux partis!

***

Pierre Langlois - Montréal, le 26 avril 2010