Lettres - Contre le projet d'échangeur du gouvernement

Le gouvernement du Québec fait assurément fausse route en n'appuyant pas le projet montréalais de l'échangeur Turcot. Cette proposition d'échangeur pourrait sans aucun doute contribuer à redynamiser la métropole tout en s'inscrivant dans un projet structurant axé un peu plus dans une perspective de développement durable.

Le gouvernement allègue que le projet montréalais coûterait six milliards de dollars. Il s'agit sans aucun doute d'un chiffre gonflé. À titre d'exemple, le pont surplombant le détroit d'Øresund entre le Danemark et la Suède a coûté approximativement six milliards de dollars. Il serait donc surprenant qu'un simple échangeur puisse être aussi dispendieux.

Il y a de toute évidence de la mauvaise foi de la part du gouvernement et beaucoup de contradictions. Tant qu'à investir dans un grand projet d'infrastructure, pourquoi ne pas le faire correctement dans une perspective de mobilité durable?

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Mathieu Vaugeois - Montréal, le 22 avril 2010
4 commentaires
  • Andre Vallee - Inscrit 24 avril 2010 04 h 29

    Il ne faut surtout pas

    Dans les projets d'avenir, l'environnement, le développement urbain harmonieux, le transport en commun... doivent être considérés en premier.
    Mais pour Jean Charest, le Québec ne doit surtout pas être à l'avant garde au Canada. Ça ferait de la peine à ses petits amis conservateurs.

  • Normand Chaput - Inscrit 24 avril 2010 11 h 49

    mon avis

    Pourquoi réinventer la roue?

    Il faut le refaire tel qu'il est. Section par section. En enlevant, cependant, deux voies dans son axe est-ouest de l'échangeur Saint-Pierre au centre-ville pour les réserver au transport en commun.

    Il est déjà surélevé et maintenant que la gare de triage est partie, la ville pourrait très bien développer le secteur sans négocier quoi que ce soit avec le ministère des transports.

  • Micheline Gagnon - Inscrite 25 avril 2010 08 h 47

    Au risque de me répéter...

    Je suis bien pessimiste...

    Je prends régulièrement connaissance des blogs concernant l’économie et en conclue que l’individualisme et le manque de vision sont la norme de la majorité des citoyens de classe moyenne de tranche supérieure et des riches que l’on refuse de taxer plus soi-disant parce qu’ils sont peu nombreux? Elle est où la logique? Comme le disait si bien Yvon Deschamps : «Mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade».

    On a érigé la propriété en droit : le dieu Droit à la propriété. L’exode vers les banlieues et l’étalement urbain sont favorisés par nos gouvernements, on n’a qu’à voir le projet de réfection de l’échangeur Turcot. Le «Québecbashing » a son pendant québécois, le «Montréal bashing». Les intérêts de la société ont fait place aux intérêts individuels défendus «becs et ongles». Les gens s’endettent pour s’acheter des maisons, une voiture par occupant majeur. Les mots à la mode : «utilisateurs/payeurs». Par contre, on voudrait qu’avec les taxes de tous on rende leurs déplacements en automobile plus facile en améliorant leur accessibilité à Montréal. Sachez qu’à ce jour le MTQ n’a en rien favorisé les citoyens de Montréal qui, pourtant, représentent un fort pourcentage de la population de cette province. Au contraire, l'étalement urbain est toujours favorisé.

    Pour ce qui est du transport en commun, ce qui est le plus frustrant est de rester pris dans des bouchons de circulation automobile alors que vous vous prélassez au volant de votre automobile, presque toujours seul. En été, on respire votre CO2, alors que de nos jours toutes les voitures sont climatisées vous protégeant de votre propre (propre ?) pollution.

  • maxime belley - Inscrit 25 avril 2010 08 h 56

    D'accord avec le MTQ

    Si une catastrophe naturelle se produisait à Montréal cela prendrait un super gros échangeur en béton solide pour permettre l'arrivée des convois de chars d'assauts et de militaires pour sécuriser la ville et distribuer l'aide alimentaire.
    Donc oui au gros échangeurs. De toute façon il n'y à rien dans ce secteur de la ville. Juste des pauvres gens.