Lettres - Le péril numérique

J'ai trouvé particulièrement rassurante la récente sortie de Mme Lise Bissonnette, qui servait une mise en garde aux journalistes et aux médias au sujet de la relation fusionnelle qu'ils entretiennent avec les nouvelles technologies.

Il est rafraîchissant de constater que cette femme brillante n'hésite pas à s'engager à contre-courant du consensus pour dénoncer les dérives de plus en plus nocives d'une communauté virtuelle qui s'adonne sans discontinuer à l'égotisme, à la vacuité et à la médisance. Peu de voix se sont jointes à celle de Mme Bissonnette pour amorcer un débat digne des enjeux auxquels les médias sont confrontés dans le contexte de ce babillage omniprésent qui représente, à mon avis, une nuisance bien réelle. Il faut aussi constater que cette secousse médiatisée a provoqué bien peu de vagues au sein de l'univers médiatique.

Il s'agit sans doute d'un silence fort évocateur qui résulte vraisemblablement d'une attaque qui touche la cible et qui laisse bien peu d'arguments à ses éventuels détracteurs. Il faut bien comprendre que la mémoire et la conscience de ces nouveaux cybercitoyens sont abondamment sollicitées par les flots d'informations multiformes, multiplateformes accessibles en partage réseau instantanément dans l'univers dématérialisé et déshumanisé de la communication Web 2.0. Il faut aussi comprendre que les idéateurs qui concoctent le nec plus ultra des réseaux sociaux s'en remettent essentiellement aux besoins primaires des humains utilisateurs. Il est en effet périlleux de croire que tous ces espaces virtuellement accessibles sont susceptibles d'être des vecteurs de changements tangibles ou des sources d'informations fiables et objectives.

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Jean Riopel - Montréal, le 21 avril 2010
5 commentaires
  • Fabien Nadeau - Abonné 23 avril 2010 06 h 51

    Pas d'accord...

    Je ne suis pas d'accord avec vos propos, M. Riopel. Si les commenntaires de Mme Bissonnette visaient juste, ils auraient suscité tout un tollé. Quand un commentaire ne provoque pas de réaction, c'est qu'il tombe dans le vide. Il y a sans doute eu dans le passé des gens qui ont protesté contre l'invention du dactylo parce qu'ils aimaient caresser leur plume. D'autres ont méprisé l'avènement de l'ordinateur parce qu'ils préféraient avoir une trace papier de leurs écrits. Ainsi va la vie: tout progrès a ses détracteurs, toute révolution sa contre-révolution.

    Mais il est aussi facile d'observer que l'espace virtuel a ses dangers. Il faut être prudent, comme quand on traverse une rue passante. Mais s'il y a des accidents sur un boulevard, on ne ferme pas le boulevard, voyons!

  • Richard Ste-Marie - Inscrit 23 avril 2010 09 h 36

    De homo abilis à Homo numericus

    Une longue perspective historique
    Au début de son histoire, l’homme ne possédait pas d’outils. Ses aliments étaient collectés à main nue, et pour couper sa viande, il devait utiliser ses dents. Puis, il découvrit l’utilité des os et des pierres tranchantes ; et pour aplatir ou pour casser, il se servit de pierres plus lourdes auxquelles, plus tard, il attacha un manche. Ainsi, on vit apparaître des outils, grattoirs, lissoirs, percuteurs, couteaux. Chaque activité humaine eut progressivement ses outils dédiés et distincts : des outils pour la chasse, arcs, flèches ; et d’autres pour la pêche, perches, pics pointus ; des outils et des accessoires pour la cueillette, pour le travail de la terre ou pour la préparation des aliments. Des outils pour le feu ; d’autres pour le traitement des peaux de bêtes. Puis, et sans doute assez tôt, des instruments de plaisir, tambours, sifflets et flûtes, pour ne nommer que ceux-là. Déjà aussi, du moins le suppose-t-on, des outils de culte : objets rituels, statuettes et amulettes témoignant de la capacité de notre ancêtre à concevoir l’existence de l’esprit.
    À chaque activité humaine, donc, sa panoplie d’instruments, d’accessoires ou d’ustensiles consacrés et différenciés. À chaque travail son espace réservé, aménagé dans l’aire commune. Au fil de l’évolution, plusieurs occupations partagées d’abord par l’ensemble des membres d’une même communauté furent sans doute graduellement transférées à un nombre plus restreint, mais plus compétent d’individus. J’imagine facilement que ce fut par goût ou par aptitude personnelle de chacun, ou suivant les besoins d’une collectivité en transformation : les métiers étaient nés.
    L’outil
    Chaque métier traditionnel possède depuis toujours son ensemble d’outils ou de machines qui impliquent des manipulations qui leurs sont propres. On se représente facilement les gestes que doivent poser le boulanger, le menuisier, le chauffeur de camion, le soldat, le violoniste. Ces gestes entraînent même une certaine ritualisation : mouvements des bras, des pieds, du corps tout entier ; stations et postures diverses, rythme. Un professeur de montage de lignes de transport d’énergie me disait récemment qu’une très grande partie de la formation de monteur consiste à l’apprentissage de gestes qui, pour des raisons de sécurité et d’efficacité, doivent devenir automatiques, rituels.
    La beauté de la chose, si je peux dire, réside justement dans la parfaite harmonie des gestes spécifiques d’un travail. Coordination des mouvements du corps au travail demandé et, réciproquement, adaptation de l’outil à la géométrie et au potentiel du corps humain. Contrôle et efficacité des mouvements. Puissance ou finesse de l’effort. Dextérité manuelle, précision du geste et virtuosité. Chaque outil dont la forme parfaite est le fruit d’une évolution souvent millénaire sera utilisé par des ouvriers qui auront développé une expérience et une science de l’ouvrage qui contribuent à créer et à perpétuer, pour chaque corps de métier, ce qu’on appelle « la pensée ouvrière », ou, dans le cas des œuvres d’art, « la pensée plastique ».
    La beauté de la chose, ajouterais-je également, se trouve dans la puissance d’invention de l’homme, tant du point de vue de ses désirs, de sa motivation à comprendre et à transformer le monde que du point de vue de l’élaboration complexe et extrêmement variée des moyens qu’il imagine pour y satisfaire.
    Arrive le numérique
    Mais qu’arrive-t-il quand tout un patrimoine instrumental est peu à peu remplacé par un outil, un seul : l’ordinateur, et que toute une gestuelle, c’est-à-dire tout un ensemble de gestes signifiants, est supplantée par l’emploi exclusif de dix doigts sur un clavier et de la paume de la main sur une souris ?
    Mon propre ordinateur peut, dans la même journée, s’acquitter de tâches étonnamment variées. Assis devant le moniteur, sans changer de position, avec mes dix doigts (quoique mes deux index suffisent) et la paume de ma main droite, je peux indifféremment écouter de la musique, faire ma comptabilité, écrire une lettre de référence, commander un logiciel par Internet, enregistrer une émission de télévision, écrire ce texte, réserver une maison sur la Côte d’Azur, faire la mise en page d’un livre, facturer un client, faire le montage sonore d’une émission de radio, lire mon courriel, imprimer mes photos de vacances, créer une estampe numérique, écouter la radio, trouver un code postal, jouer à un jeu avec mes petits-fils, consulter l’horaire d’Air Canada, envoyer un fax, planifier mon itinéraire routier de Québec à Los Angeles, lire le journal, graver un CD, acheter des actions de Nortel (Dieu m’en garde !), comparer plusieurs recettes de paella, payer mon compte Visa, voir quel temps il fait à Athènes, composer de la musique, faire un jeu de patience, prendre un cours à l’Université Laval, vérifier un mot au dictionnaire, faire un virement bancaire, créer une page Web, perdre mon temps. J’en oublie.
    Avec le même ordinateur et avec les mêmes gestes de la main, un autre opérateur pourrait tout aussi bien envoyer un missile, mettre la ligne de transport d’énergie de la Baie-James hors circuit, changer la température dans un édifice, guider la trajectoire d’un avion, accélérer la cadence de production d’une usine, intercepter les messages d’Oussama (Allah l’en préserve !), se tromper comme d’habitude sur les prévisions météorologiques, découper une feuille de métal au rayon laser, prendre une photo de la planète Mars, dominer le monde. Vos suggestions sont bienvenues.
    Pas surprenant, comme l’explique Hervé Fisher dans son excellent CyberProméthée, l’instinct de puissance à l’âge du numérique, qu’un tel engin exacerbe mon propre instinct de puissance et, à une autre échelle, celui des grands stratèges planétaires et globalisants.
    Même outil, mêmes gestes. Mais, il y a des gestes qui se perdent quelque part. Des gestes riches de sens, indispensables et irremplaçables pour le développement de l’homme. Des gestes d’une complexité et d’une très grande variété qui lui ont apporté un épanouissement complet et inattendu, voire insoupçonné de son cerveau, sinon de toute sa personne. On connaît l’importance, pour le développement émotif et cognitif de l’enfant, des gestes aussi simples que ceux requis pour changer sa couche ou pour le nourrir à la cuillère, ces gestes étant accompagnés de paroles et de marques d’affection qui établissent la réciprocité de la communication. L’homme n’a pas attendu Bill Gates pour interagir avec ses semblables, car il est né interactif. (Je me réjouis, par ailleurs, de voir qu’aucun crétin n’a encore songé à inventer la machine à changer les couches.) Dans un ordre en apparence plus élevé, des neurologues ont souvent fait valoir les vertus de l’apprentissage du violon dans celui... des mathématiques ! Il y aurait sans doute de nombreux autres exemples à donner.
    On a célébré, à juste titre, la conquête de l’ordinateur dans de nombreux secteurs de l’activité humaine : arts, sciences, technologies. Mais on devrait également examiner l’accueil trop enthousiaste et soumis de certains qui voient dans le numérique la preuve par excellence du « progrès », celui avec un grand P, la confirmation sine qua non de la suprématie de ses utilisateurs. Il faut sans doute résister à la tentation de voir dans l’ordinateur le seul instrument ayant de l’avenir pour le développement de l’homme. Le seul gage et la seule mesure de son avancement. Si perfectionné soit-il, si époustouflantes soient ses performances, un outil reste un outil. Et comme disait le philosophe : « si vous vous promenez dans ce monde avec, pour tout outil, une balance, tout ce vous pourrez connaître des choses de ce monde, c’est leur poids ». Or les choses vont changer avec un instrument multi-usage, polyvalent, exclusif et dominant.
    L’ordinateur se conduit, dans le domaine des outils, comme l’impérialisme dans ce monde : totalitaire, parce que cherchant à envahir toutes les sphères de l’activité humaine ; écrasant, parce qu’il fait disparaître des outils utiles qui, jusqu’à maintenant, accomplissaient leur tâche de façon fort convenable et économique ; asphyxiant, parce qu’il devient dans bien des cas la béquille inévitable et imposée à des sociétés qui devront s’uniformiser, c’est-à-dire normaliser leur action avec celle de l’ensemble du village planétaire. Certains, comme Alain Minc, ont parlé de l’informatisation de la société.
    À cet égard, je souris encore en me rappelant la mésaventure d’un conseiller en développement international qui avait pour mission d’implanter un système bancaire informatique dans un village africain. Le pauvre homme revint bredouille après avoir constaté que toutes les maisons du village étaient sur la terre battue, sans vitres aux fenêtres et qu’il faisait quarante degrés à l’ombre. Il avait oublié que le village global est virtuel et climatisé.
    Problèmes
    Sans aller jusqu’à faire le procès de l’ordinateur, il faut quand même constater les problèmes soulevés par son usage, le premier étant qu’il est lui-même un problème. J’ai l’habitude de dire que mon travail d’artiste à l’aide de l’ordinateur m’oblige à être savant, sinon intelligent. C’est fou ce que j’étudie depuis que je travaille avec cet outil. Le temps que je dois passer à acquérir les connaissances nécessaires à l’utilisation des machines et des logiciels est énorme et perpétuel ; il est incomparable avec ce qu’un artiste utilisant les techniques traditionnelles doit connaître. Nouveaux logiciels, nouvelles versions, interfaces et périphériques améliorés, systèmes d’exploitation déclassant les anciens, tout concourt à rendre la mise à niveau des connaissances et des équipements pratiquement impossible. Nul ne peut prétendre connaître et exploiter à fond toutes les possibilités de tous les programmes de toutes les machines. L’utilisateur moyen vit constamment dans la hantise de l’irruption de la dernière trouvaille de Microsoft ou autre gourou informatique qui va bouleverser sa machine au point de rendre une bonne partie de ses acquis obsolètes. Son travail quotidien comporte en outre une bonne part de temps gaspillé à résoudre des problèmes informatiques qu’il n’aurait jamais dû avoir. On comprendra que le rapport amour/haine avec son instrument soit fréquent. Le pire, et cela arrive, le travailleur sera fier d’avoir réglé ces problèmes, après une longue nuit sans sommeil, comme cet imbécile qui, partant de Québec pour aller à Montréal en voiture, arriva trois mois plus tard, heureux d’avoir appris comment réparer une transmission, remplacer des freins et ajuster un carburateur, en plus de connaître par cœur tout le système routier de Québec à Montréal, pourvu qu’il passe par Gaspé et Rouyn. Il avait oublié son but premier : se rendre à Montréal.
    Souvent perturbé par un bogue ou un autre, le travail sur ordinateur place également l’utilisateur moyen dans un sentiment permanent d’incompétence. Tôt ou tard, une fenêtre s’ouvrira qui lui demandera, sous menace de catastrophe : « voulez-vous installer le module convertisseur bipolaire de mise à niveau de l’activateur acquisitif de validation transitoire abrégée ? Oui / Non. »
    Le marteau plante des clous, l’ordinateur plante tout court.
    Le système
    Qui ne s’est pas fait dire, au moins une fois dans sa vie : « Excusez-moi, je ne peux rien faire pour vous, c’est l’ordinateur » ? Ou « L’ordinateur refuse. » Comme dirait une de mes connaissances, le problème est assis à quarante centimètres de l’écran. C’est là le premier symptôme, ou plus précisément le premier degré d’une déresponsabilisation entraînée par un outil complexe qui met l’utilisateur à son service au lieu du contraire. Charlie Chaplin, dans Les Temps modernes, avait bien compris ce mécanisme de soumission ; mais avec l’ordinateur, ce n’est pas uniquement le corps de l’utilisateur qui est pris dans l’engrenage diabolique, c’est son esprit. Car à un degré plus avancé, la déresponsabilisation devient carrément un problème moral. Quand un jeune militaire de vingt-cinq ans, aux commandes de son avion propulsé à huit cents kilomètres/heure, appuie sur le bouton larguant un missile commandé par ordinateur et tue cent personnes par mégarde, il rentre tout simplement à la base et remet à sa machine la responsabilité de la bavure (dommage collatéral). Si, comme dans les temps anciens, avec des armes conventionnelles, il avait dû poser un geste ayant de telles conséquences, ou pire, s’il avait dû tuer de ses propres mains ses victimes innocentes une par une, il y aurait réfléchi à deux fois. Des études ont d’ailleurs démontré que pendant la dernière grande guerre mondiale, un bon nombre de combattants s’interdisaient carrément de tirer sur l’ennemi à leur portée, préférant viser en l’air ou se cachant pour ne pas avoir à le faire. Dieu merci, l’homme n’est pas si méchant. La maîtrise de l’outil a toujours fait partie des qualités de l’ouvrier, mais il semble qu’avec l’ordinateur, cette notion de contrôle et de responsabilité personnelle est devenue plus floue, plus aléatoire, ou alors elle est partagée avec l’inventeur de l’outil : « Ce n’est pas ma faute, c’est la faute du système. »
    Allié aux sentiments de frustration et d’incompétence, l’effet d’irresponsabilisation induit par l’ordinateur a pour conséquence de déposséder de nombreux usagers de leur propre pouvoir au moment même où ils viennent de prendre conscience de leur puissance : c’est la définition même de l’aliénation.
    Extrait de La beauté de la chose / Les petites misères
    Richard Ste-Marie

  • France Marcotte - Inscrite 23 avril 2010 11 h 39

    Implacable miroir

    Je suis comme vous monsieur Riopel préoccupée par les déclarations de madame Bissonnette que je respecte aussi. Pour ce qui est des journalistes, je ne sais pas, mais je crois que vous êtes trop sévère avec vos concitoyens virtuels. Les termes qui émaillent votre commentaire (péril, dérives nocives, nuisance, médisance, besoins primaires...) sont très moralisateurs il me semble et on sent votre peur et votre appréhension. Vous accusez le médium mais il n'est la cause de rien, il ne fait que révéler un visage, souvent peu flatteur, de ce que nous sommes; il est peut-être difficile à regarder, surtout qu'il peut être vu partout, mais il est très instructif et bien des chercheurs pourraient en alimenter leurs études sociologiques ou autres. On pourrait aussi se concentrer sur la manière dont ces mêmes outils sont utilisés quand c'est pour faire valoir ce que nous avons de meilleur. Ces outils sont nouveaux, ils nous excitent, mais n'ayez pas trop honte et pourquoi ne pas contribuer par vos qualités à les rendre meilleurs?

  • France Marcotte - Inscrite 23 avril 2010 14 h 05

    Une dernière chose

    D'abord j'aurais dû terminer mon commentaire précédent par "pourquoi ne pas contribuer par vos qualités à renverser la vapeur" puisque le médium n'est pas en faute et ne fait que révéler et exacerber ce que nous sommes déjà. Et il se passe quelque chose d'étrange. Les gens les plus instruits ou qui seraient à même de donner le plus de noblesse disons à ces espaces citoyens les boudent ou les snobent et laissent donc aux citoyens les plus expressifs disons le soin de donner au monde une image de nous. Si les meilleurs des intellectuels daignaient participer aux forums populaires comme certains le font parfois au Devoir, ils en augmenteraient automatiquement la qualité...

  • Chryst - Inscrit 23 avril 2010 23 h 26

    Ne voir que le côté sombre des choses !

    Étant handicapé, je vois surtout des avantages au numérique et aux nouvelles technologies de l’informatique.

    Mon médecin de famille, étant sur le bord de la retraite, n’utilisait pas l’ordinateur présent sur son bureau Quelqu’un a dit à la tv :« quel merveilleux outil ! » Ce n’était pas trop dire.

    Je disais à mon médecin que me l’enlever serait comme m’ôter ce qu’il me reste de bras et de jambes.

    L’ataxie ne favorise pas mon équilibre, ma coordination et encore moins ma dextérité. Ce qui fonctionne encore de mon cerveau sert à l’ordi. Je suis donc plus familier avec celui-ci, m’y consacrant des journées entières.

    À peu près toutes les tâches de la vie courante sont possibles par ordi. Chercher une adresse, une personne ou son numéro de téléphone ; récupérer une signature sur internet et l’expédier comme preuve de réception d’un colis; payer une facture, obtenir un formulaire ou le relevé d’un compte. Un service, peu importe la distance, ou visualiser presque instantanément une photo. Il est aussi possible de faire des photocopies de documents, de les imprimer ou de les envoyer le jour même par internet etc. De nombreuses autres applications pourraient être citées.

    Les réseaux sociaux causent peut-être énormément de problèmes; toujours est-il qu’ils doivent être utilisés avec une centaine prudence. Utilisés avec un minimum de connaissances et d’intelligence l’ordi et le numérique sont de formidables inventions.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.