Lettres - Pénurie de psychologues

En tant que psychologue, mon intérêt premier est le mieux-être de mes clients. Je pratique dans un CLSC et je veux vous partager ma vive inquiétude quant à l'accessibilité du public à des services psychologiques.

Sachez que nous vivons une pénurie de psychologues dans le réseau. En effet, des postes de psychologues demeurent vacants après plusieurs tentatives de l'employeur de les combler. Pendant ce temps, la population attend pour obtenir un service public gratuit et reconnu pour son efficacité et sa rentabilité (Zimmerman, 2008).

Sachez que le travail des psychologues du réseau est de plus en plus exigeant parce que nous sommes sollicités pour notre expertise afin d'évaluer et d'intervenir auprès de clientèles présentant des problématiques ayant un plus grand degré de complexité.

Sachez que depuis juin 2006, pour être psychologue, on doit détenir un doctorat qui exige de 7 à 10 ans de formation universitaire. Mais ces études plus longues, plus coûteuses donnent accès à la même échelle de salaire que celle de plusieurs professionnels du réseau qui sont bacheliers. Les psychologues arrivent sur le marché du travail mieux formés, mais appauvris durant ces années de plus par le manque à gagner sans stages rémunérés et sont pénalisés de ne pas avoir cotisé à un régime de retraite. Alors, la pratique en bureau privé est attrayante puisque les revenus y sont jusqu'à deux fois plus élevés que dans le réseau.

Le gouvernement va-t-il profiter des négociations en cours pour assurer aux psychologues du secteur public une rémunération juste? Sinon, je crains vivement pour l'accès aux interventions psychologiques dans les établissements publics.

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Solange Major - M.Ps., Le 20 avril 2010
3 commentaires
  • Corm - Inscrit 22 avril 2010 16 h 19

    Du bacc au doc

    Une partie de la solution serait définitivement le contingentement de l'entrée au doctorat.
    Sachant que seule une minorité des bacheliers en psychologie réussissent à être candidats au Ph. D. faute de place, il me semble qu'une restructuration s'impose au niveau universitaire dans le but à pallier à cette pénurie!

  • Jean-G. Lengellé - Inscrit 22 avril 2010 16 h 26

    La grenouille et le bœuf?

    Allons, il ne faut pas exagérer! La psycho, ya rien là!
    L'idée de demander à faire un D.Psy qui n'est pas et ne sera jamais un PhD, relève de la fuite en avant des prétendus ordres professionnels qui tentent de gagner le plus possible d'argent en éblouissant le public avec des titres ronflants mais creux! C'est aussi vrai pour les infirmières qui font un doctorat en nursing pour nettoyer des pansements avec science et élégance! Plus débile que ça, tu meurs!
    En prétendant qu'il faut soudainement de 7 à 10 années d'études, évidemment sans redoubler comme au primaire, voilà qui révèle que vous ne savez pas compter.
    Comme la Maîtrise a été supprimée pour passer directement du bacc au Doc, et donc en remplaçant les 45 crédits normaux de la maîtrise, il ne reste plus que 80 crédits dont 45 crédits de cours additionnels après le bacc et avec seulement 24 crédits de thésette! La belle affaire!
    Honnêtement, outre le fait de vouloir se faire appeler Dr et de prétendre soigner l'âme des clients crédules en ne leur prodiguant aucun soins, et en les faisant payer fort cher, les psychologues ou prétendus tels ne sont que de merveilleux inutiles avec diplômes, à qui l'on doit de les voir accourir en rangs serrés après quelque catastrophe, pour encourager les victimes à s'embrasser furieusement devant les caméras en signe de douleur intense!
    Et, ne l'oublions pas, si l'éducation est en déroute, c'est pour la bonne et unique raison que les prétendus psychologues ont envahi les Facultés d'éducation, et que de rêves en théories fumeuses, ils ont entraîné la décadence et la déchéance de la profession la plus noble qui existait avant leur arrivée, soit la profession d'enseignant.
    Par conséquent, épargnez-nous en plus vos chagrins artificiels sur la prétendue longueur des études.

  • vivnat - Inscrit 5 mai 2010 06 h 12

    Aigreur

    Mais c'est qu'il est bien frustré notre ami Jean, pondant nerveusement son discours boursouflé de certitudes et poncifs en tout genre. Il pousse un peu plus le Jeannot et le voila qui nous lâche sa petite crotte en sus!

    A l'évidence qqes séances chez un psy lui ferait grand bien!

    Amicalement