Lettres - Maxime Bernier, un chouchou pour le Canada!

Le Canada anglais (quel pléonasme!) n'a rien appris et rien oublié. Comme aucun penseur ne l'a éclairé sur son rapport au Québec, il se cantonne dans la posture du colonisateur qui s'ignore. Il oublie la Conquête, l'assimilation causée par ses lois, la coercition qu'il n'hésite pas exercer quand on s'attaque à sa dominance, son refus de la loi 101 et sa lutte contre celle-ci par sa Cour suprême, son appui à peine dissimulé au marasme constitutionnel, son consentement à la Constitution de 1982 et son approbation des commandites. Comme dans la fable de La Fontaine Le Loup et l'Agneau, il applique la loi du plus fort sans vergogne sous le masque de sa Constitution et des jugements de ses tribunaux. «Tu troubles mon eau», disait le lion à l'agneau comme argument suprême. Eh bien! Le Québec est l'auteur de tous ses maux. Que veut-il? On ne le sait pas. Mieux, «l'enfant gâté», ainsi défini une fois pour toutes, se plaint sans cesse de torts imaginaires pour obtenir toujours plus d'argent et plus de faveurs.

On comprend les ambitions et la manoeuvre du triste Bernier. Le Canada lui demande d'approuver sa mauvaise conscience et de le conforter dans la fable de son innocence. Pour être applaudi, il lui suffit donc de caricaturer le discours par lequel le colonisateur s'aveugle, se justifie de son hostilité pour le Québec, et s'approuve de ne rien lui céder.

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Hubert Larocque - Gatineau, le 20 avril 2010
1 commentaire
  • Francis Robillard - Inscrit 22 avril 2010 08 h 21

    La lâcheté

    Le poids de la lâcheté,

    Grande et petite noirceur, syndrome de Stockholm, la liste est longue pour expliquer qu'un individu normalement constitué développera une stratégie de survie pour se préserver.

    A la petite école, on voit déjà que des petits groupes d'enfants se feront les complices de la petite brute et participeront même aux exactions pour s'assurer de ne pas être une victime. C'est beaucoup plus drôle de regarder que de subir.

    Faire passer de l'égoïsme et de la cupidité pour de l'individualisme et du capitalisme comme le prône les conservateurs est sans doute un terreau fertile pour attirer tout ce qui est lâche et puérils. La Beauce est sans doute juste l'un de ces endroits dans le monde ou la peur, l'ignorance et le repli sur soit, est propice aux idées et aux comportements conservateurs.

    Dans le cas qui nous préoccupe, libéral, conservateur ou NPD, les partis politiques canadian auront toujours le réflexe d'encourager ceux qui marquerons des points pour leurs clans, sans égard pour notre bien ou tout ce qui a un pouvoir d'opposition quelconque. Dénigrer, manipuler et appauvrir, c'est toujours compliqué à mettre en œuvre, mais beaucoup plus simple quand on peut compter sur quelques collaborateurs.

    Mais tout ces collaborateurs ne sont jamais qu'une minorité, il suffit que la majorité se lève et impose les valeurs qui font défaut aux petites brutes, en cas contraire c'est nous tous qui auront à subir le poids de notre lâcheté et engendrer tout les Maxime bernier, Jean Charest, Stéphane Dion que nous méritons.