Lettres - Coûteux logiciels

Le gouvernement pourrait facilement épargner des sous s'il s'attaquait au gaspillage, entre autres, dans le domaine du logiciel privé. Uniquement pour le MELS cette année, on a dépensé 1,8 million pour le renouvellement de la licence privée Microsoft Office. La fonction publique continue de faire fonctionner ses ordinateurs avec des logiciels systèmes privés.

Qui dit services publics devrait aussi dire, il me semble, services publics dans le domaine logiciel... Même nos différents syndicats continuent à gaspiller les sous des membres en faisant eux aussi fonctionner leurs systèmes informatiques sous système privé.

Il n'y a pas très longtemps, on nous donnait l'exemple que les coûts d'implantation de systèmes informatiques pour des cartes numérisées pour la mise à jour de dossiers de patients dans les hôpitaux avaient été multipliés par trois. Si on fouille comme il faut, on verra que cette proposition d'implantation est faite sous système privé.

Notre gouvernement peut-il contrer le gaspillage dans ce domaine en limitant les nombreux lobbys des compagnies privées de logiciels tout en permettant aux développeurs de solutions logicielles publiques de vous faire des propositions?

Il y a pourtant toutes les ressources ici même en territoire québécois pour passer des systèmes logiciels publics.

Une véritable révolution culturelle dans le domaine des relations de travail passe également par la reconnaissance du logiciel public et par le fait que le gouvernement puisse donner son aval maintenant à l'utilisation du logiciel public?

***

Réal Gingras - Outremont, le 14 avril 2010

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2 commentaires
  • Jean Richard - Abonné 16 avril 2010 08 h 57

    L'empire Microsoft

    C'est très dommage que nos impôts servent à enrichir l'empire Microsoft plutôt que notre propre industrie de l'informatique.

    En misant sur le logiciel libre, le gouvernement aurait pu économiser des milliers de dollars, tout en ayant accès à des solutions plus efficaces parce que mieux adaptées à ses besoins.

    Hélas, dans ce milieu, les vendeurs ont plus de poids que les créateurs.

  • Sylvain Auclair - Abonné 16 avril 2010 09 h 58

    Mais voyons...

    le but du gouvernement n'est-il pas d'enrichir les grosses compagnies?