Lettres - Disparition d'un homme utile

La disparition subite du biologiste André Bouchard que nous avons apprise vendredi avec beaucoup de tristesse va laisser un grand vide dans le milieu de l'environnement et de l'aménagement au Québec. En effet, non seulement ce savant avait-il su placer son oeuvre dans la continuité de celle de Marie-Victorin, mais encore, par son implication sur la scène publique, il avait contribué à préparer l'avenir de notre société. Outre sa famille, il laisse derrière lui des diplômés, une oeuvre vertigineuse et des projets concrétisés.

Bien qu'il se trouvait au seuil de la retraite universitaire, nous avions des tâches à lui confier pour l'occuper encore pendant plusieurs décennies. Sa sagesse, sa science, son amitié, sa curiosité et son intelligence manqueront longtemps à ses amis et collaborateurs. François Mitterrand jugeait les hommes par leur connaissance des arbres de la forêt, c'est dire combien André Bouchard lui aurait plu.

Au Conseil du patrimoine de Montréal, où j'ai fait sa connaissance, avec toute sa finesse il nous avait appris qu'un conseil qui ne dérange pas était un conseil inutile.

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Gérald McNichols Tétreault - Montréal

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