Lettres - Terrain Balmoral: rien n'est joué encore

Dans l'édition du lundi 1er mars, Le Devoir, sous la plume de Kathleen Lévesque, laisse entendre que la Société d'habitation et de développement de Montréal sollicite sans procéder par appel de propositions des investisseurs étrangers afin de développer des terrains en plein coeur du Quartier des spectacles. Nous tenons à préciser que le projet de vente du terrain Balmoral, propriété à égalité de parts de la SHDM et de la Ville de Montréal, n'est qu'à l'étape des études. Des promoteurs s'intéressent à ce terrain, certes, mais on ne peut empêcher des investisseurs de scruter le marché.

Au moment opportun, la SHDM et la Ville de Montréal décideront si elles doivent procéder par appel de propositions ou vendre le terrain de gré à gré, comme la loi l'énonce. La Loi sur les cités et villes oblige de lancer un appel de propositions lorsqu'une entité de la Ville de Montréal dépense un montant excédant 100 000 $. Or, la vente d'un terrain génère un revenu et non une dépense. Si le scénario de la vente de gré à gré est retenu, le conseil d'administration de la SHDM et le comité exécutif de la Ville de Montréal auront alors à entériner la transaction, encore une fois selon les dispositions de la Loi.

Par ailleurs, Mme Lévesque cite hors de son contexte Guy Hébert, directeur général de la SHDM, sur la décision de la Société de procéder désormais par appels de propositions pour assurer une plus grande transparence de ses actions. Mme Lévesque omet de lier cette déclaration, publiée dans La Presse, à l'annonce faite par la SHDM de choisir ses partenaires dans le cadre du programme Accès Condos traditionnel par appel de propositions.

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André Bouthillier - Porte-parole de la SHDM

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