Lettres - Vers un virage humanitaire

Une nouvelle étude du Canadian Affairs and Defence Institute conclut qu'Ottawa a toutes les raisons de revenir à son rôle traditionnel de maintien de la paix au sein des missions de l'ONU («Finie la guerre après 2011?», Le Devoir, 2 mars 2010).

On ne peut qu'applaudir à cette conclusion et souhaiter qu'au retour d'Afghanistan en 2011, l'armée canadienne ne soit plus déployée dans de tels conflits. Mais il faut aller au-delà des missions de paix et se préparer à intervenir rapidement lors de désastres naturels qui s'annoncent avec de plus en plus de fréquence. Aux Nations unies, l'idée de créer une force humanitaire de réaction rapide — les Casques rouges, sorte de frères humanitaires des Casques bleus— circule déjà. Sans attendre les Nations unies, le Canada devrait dès maintenant allouer une part de son budget militaire à la formation d'équipes non armées capables d'intervenir rapidement et efficacement lorsque les populations sont en danger. Le virage vert est enclenché; il serait grand temps que les Forces canadiennes prennent le virage humanitaire.

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Maryse Azzaria - Sainte-Julienne, le 2 mars 2010

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