Lettres - Faire payer les étudiants ou les banques?

Le gouvernement du Québec, à l'instar du fédéral et d'autres provinces, s'est engagé à progressivement éliminer la taxe sur le capital des entreprises d'ici 2011. Si cette taxe peut décourager l'investissement dans certains cas, particulièrement au sein des entreprises manufacturières, il en va autrement des institutions financières, qui jouissent d'un quasi-monopole au Canada et qui n'ont pas les mêmes besoins en équipements.

En rétablissant la taxe sur le capital des institutions financières à son niveau de 2005, soit 1,2 %, l'État québécois engrangerait à lui seul près de 600 millions de dollars, soit environ le montant que les signataires du Pacte pour le financement concurrentiel des universités veulent aller piger dans les poches des étudiants en augmentant les droits de scolarité. Lorsqu'on connaît les profits mirobolants des banques canadiennes au cours des dernières décennies, on peut légitimement se demander qui a davantage les moyens de financer les universités québécoises?

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Gabriel Danis - Montréal, le 25 février 2010