Lettres - Décriminaliser l'euthanasie?

C'est la volonté des médecins spécialistes. Pourrons-nous continuer de leur faire confiance, plus particulièrement nous, les personnes âgées et les éclopés de toutes sortes? Heureusement que certains de leurs confrères médecins ne sont pas du même avis.

On aura beau prétendre que cette nouvelle pratique devrait être très bien encadrée, en décriminalisant, on ouvre toute grande la porte aux abus.

Qui sommes-nous pour présumer que dans certaines conditions la vie humaine ne mérite plus d'être maintenue? On nous parle de qualité de vie, mais on semble oublier le sens que l'on peut donner à la souffrance. Notre qualité de vie n'est pas que physique. Les soins palliatifs sont à promouvoir et non à ignorer.

On nous parle de mourir dans la dignité tout comme s'il était devenu indigne de mourir naturellement.

Pour certains, manipulations et subterfuges sont à l'ordre du jour. La population se laissera-t-elle berner par ceux et celles qui voudraient réinventer la morale naturelle et s'arroger un droit de vie ou de mort sur leurs semblables?

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Renald Veilleux - Gatineau, le 18 février 2010
2 commentaires
  • michel lebel - Inscrit 22 février 2010 09 h 39

    Félicitations!

    Félicitations pour votre texte. Je le partage entièrement. Oui aux soins palliatifs et non à la décriminalisation de l'euthanasie. Un médecin aide à la guérision, au soulagement de la douleur et fait montre de compassion, mais il ne tue pas.


    Michel Lebel

  • Yvon Bureau - Inscrit 22 février 2010 11 h 53

    Respecté jusqu’à la fin

    Informé jusqu’à la fin, dans un langage qui me parle bien.
    Consentant ou refusant les traitements de fin de vie étant libre jusqu’à la fin, sans pression, sans menace et sans promesse intenable.
    Respecté dans mes choix, tout spécialement dans mon choix ultime.
    Animé par mes consentements éclairés et libres
    Baignant dans une approche qui me va, respectant totalement ma personne, ma personnalité, mon identité.
    Soigné par des soins qui me sont appropriés, c’est à dire proportionnés et personnalisés.

    C’est avec et par tout cela que passe ma dignité, mon mourir dans la dignité.

    Voilà en bref ce qui m’habite après ma participation comme expert et ma présence aux quatre premiers jours de la Commission spéciale sur la question du mourir dans la dignité, du 15 au 19 février derniers.

    www.yvonbureau.com
    www.collectifmourirdigneetlibre.org