Lettres - Prêts à négocier?

Le plus choquant dans l'affaire des écoles juives, ce sont les termes employés par la ministre de l'Éducation pour décrire le résultat de l'accommodement: «Nous avons négocié, ça n'a pas été facile! [...] Mais ils ont accepté de se rendre conformes à la loi.»

Cette nouvelle façon d'appliquer la loi devrait nous réjouir; que l'on soit chasseur, automobiliste, membre d'un gang de rue, pollueur ou contribuable, tout simplement. Dorénavant, on a qu'à ne pas respecter la loi et à attendre que le ministre responsable vienne tenter de nous convaincre («envoye donc!») de nous conformer à la loi. Ce serait tellement fin de notre part.

Si on veut bien hausser à 140 km/h la limite de vitesse sur les autoroutes, plusieurs d'entre nous accepteront probablement de régulariser leur situation en se conformant au Code de la sécurité routière. Prêts à négocier?

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Michel Leclerc - Québec, le 18 février 2010