Lettres - Lucien Bouchard a raison

Il faut cesser cette dichotomie souverainiste-fédéraliste. Le Québec est maintenant dans une période post-souverainiste.

Nous devons sortir de notre torpeur et faire face à nos nombreux défis, notamment ceux des finances publiques, du décrochage scolaire et du sous-financement universitaire. Dans le passé, nous avons démontré que lorsque nous travaillons tous ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. René Lévesque et Robert Bourassa nous ont légué un important patrimoine hydroélectrique. Lucien Bouchard nous invite à l'utiliser de façon audacieuse. Merci, Monsieur Bouchard, pour votre courage et votre franchise. Dans le contexte actuel, cela est rafraîchissant.

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Marie-France Péloquin - Sorel-Tracy, le 17 février 2010
5 commentaires
  • Bernard Dupuis - Abonné 18 février 2010 09 h 19

    Un pays, c'est bien normal.

    Le Québec sera dans une période postsouverainiste lorsqu'il sera souverain. En attendant, il est toujours dans sa période fédérale.

    Il est vrai que le Québec a fait et fait encore de grandes choses, mais c'est envers et contre tous. Pensez aux Jeux olympiques actuels. Cet exemple illustre comment le Québec peut être relégué aux oubliettes aux yeux du monde entier. Même lorsqu'un Québécois gagne une médaille, on le drape dans la bannière canadienne et il lui est interdit d'arborer le drapeau québécois. Si le Québec était un pays, il aurait une équipe de hockey très enviable, alors que dans le régime fédéral les joueurs québécois, parmi les meilleurs en Amérique du Nord, sont pratiquement exclus de l'équipe canadienne. Et cela ne date pas d'aujourd'hui. Ces exemples peuvent paraître anodins. Pour moi, ils sont le symbole des limites imposées au Québec dans ses possibilités d'accomplissement de grandes choses sur le plan mondial. Lévesque, Bourassa, Bouchard l'ont expérimenté chacun leur tour. Même Jean Charest en prend conscience, bien malgré lui, actuellement.

    Bernard Dupuis
    Berthierville

  • Michel Gaudette - Inscrit 18 février 2010 09 h 48

    Le déclin du Québec

    Le Québec donne des signes de déclin et je crois que cette dichotomie souverainiste-fédéraliste y serait pour quelque chose.

    Oui, pendant que les Québécois discutent, les autres font...

    Quant aux signes de déclin du Québec, ils sont évidents :

    - déclin démographique des francophones
    - perte d'influence politique dans la fédération canadienne
    - déclin de Montréal

    - déclin des régions
    - marasme dans les finances publiques
    - système de santé inadéquat
    - incapacité à légiférer et à créer des consensus sociaux face aux accommodements raisonnables, etc.
    - décrochage scolaire
    - taux de suicide très élevé

    Et quoi encore ?

    Je crois que les intervenants sur ces forums peuvent y allonger la liste...

    J'aimerais écrire que le Québec est prospère et en santé, mais...

    On réfère parler de langue, de souveraineté, etc. pendant que le bateau coule...

  • Sylvain Auclair - Abonné 18 février 2010 12 h 00

    Le fédéralisme est-il la solution?

    Ceux qui refusent de considérer la souveraineté du Québec parce que ça va mal ne pensent-ils pas que cette situation pourrait au contraire tout à fait légitimement discréditer la situation actuelle de dépendance fédéraliste?

  • Alain Deloin - Inscrit 18 février 2010 12 h 53

    Oui M. Gaudette, le bateau coule tranquillement

    Tout a fait d'accord avec vous. J'ajouterai meme le Quebec ne fait pas rever.

    Une synthese du tableau economique peu flatteur et son evolution, se trouve sur le site de Statistiques Quebec. Les chiffres parlent d'eux-memes, le "ROC" creuse l'ecart a tous les niveaux.
    Le quebecois de base ne s'en rend pas compte car la perequation maintient son niveau de vie. Mais dans moins de 10 ans l'Alberta sera la deuxieme puissance economique au Canada. Le transfert economique et politique vers l'ouest sera alors enterine.

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 18 février 2010 17 h 17

    char et la privatisation d'Hydro Québec

    C'est M Bouchard qui a ouvert la porte à la filière GAZ en nommant André Caillé à la direction d'Hydro Québec. Charest a poursuivis sur cette ouverture et a nommé Vandal, un autre de la filière GAZ, ce qui a mené à la privatisation de la filière éolienne. Et à la vandali-sation de l'entreprise: des milliards bradé de bien publique bradé aux petits amis. Bref un détournement de l'héritage de René Lévesque, le héros de M Bouchard !