Lettres - Protéger le climat pour protéger les enfants

À l'automne, la ministre Oda annonçait trois priorités louables pour une aide canadienne efficace: la sécurité alimentaire, la croissance économique viable et un avenir meilleur pour les enfants et les jeunes.

Or les changements climatiques vouent ces priorités à l'échec.

D'abord, les enfants sont plus susceptibles de mourir des catastrophes climatiques et de leurs suites: blessures, malnutrition, maladies. Puis, la sécheresse en Afrique et en Asie du Sud a de profondes conséquences alimentaires, économiques et sociales. Alizetta, 16 ans, l'explique: «Au Burkina Faso, 90 % des habitants vivent d'agriculture et d'élevage; la sécheresse fait diminuer les récoltes; conséquemment, les humains mangent peu et les animaux n'ont rien. Sans surplus à vendre, pas de revenu pour payer l'école ou les médicaments. La communauté se retrouve pauvre. Les enfants malnutris [sic], malades et non scolarisés volent ou mendient. Les vieilles personnes aussi mendient. Les jeunes filles se prostituent parfois et risquent d'être enceintes ou d'attraper une maladie sexuellement transmissible.»

J'exhorte Mme Oda à financer l'Initiative d'immunisation internationale et l'Initiative catalytique, toutes deux très efficaces pour protéger la vie et la santé des enfants; à favoriser les petites exploitations agricoles villageoises; à inciter Stephen Harper à être plus écolo.

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Pamela Walden-Landry - Montréal

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