Lettres - Pour une loi 101 plus équitable pour les francophones

Je suis parfaitement d'accord avec une loi qui protège le français, mais pas quand elle avantage les anglophones au détriment des francophones. Effectivement, la loi 101 actuelle permet aux anglophones d'envoyer leurs enfants dans des écoles publiques bilingues (ex: école primaire Greenfield Park International, langue d'enseignement 50 % anglais et 50 % français pour les six années du primaire) et force les francophones à envoyer leurs enfants dans des écoles unilingues francophones. Certains diront qu'il y a des écoles francophones qui offrent des programmes d'immersion anglophones, mais pensez-vous vraiment qu'avec seulement six mois d'anglais en 6e année ou une à deux heures par semaine d'anglais pour les six années du primaire, nos enfants vont devenir bilingues, c'est utopique.

Une telle situation défavorisant les francophones m'apparaît donc aberrante tout spécialement dans le contexte économique d'aujourd'hui où le bilinguisme est plus qu'un atout, c'est une quasi nécessité. Soyons réalistes!

Oui à une loi 101 qui protège et encourage le fait français, mais non à une loi qui nous confine à l'unilinguisme. Ce qu'il faut, c'est permettre à nos commissions scolaires francophones d'offrir, dès le primaire, d'efficaces programmes d'enseignement bilingue similaires à celui de l'école de Greenfield Park. Et pour ceux qui diront que le français est plus difficile à apprendre que l'anglais, alors permettons des écoles comme Notre-Dame-de-Sion à Saint-Laurent, où 60 % de la langue d'enseignement est le français et 40 % l'anglais. Il est temps de modifier la loi pour ne plus défavoriser les francophones. Aidons nos enfants à devenir vraiment bilingues pour leur donner un outil de plus pour affronter le monde économique dans lequel nous vivons.

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