Lettres - Ingénieurs-conseils: des questions encore en suspens

À Mme Johanne Desrochers, p.d.-g. de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec. Suite à votre article («Une interprétation erronée», Le Devoir du 28 octobre 2009) qui se veut une mise au point sur la présence des ingénieurs-conseils au MTQ et leur rôle dans la planification et la mise en oeuvre des projets d'infrastructures, voici quelques questions qui me viennent à l'esprit:

1. Si le processus est si transparent, si tout est fait selon les règles de l'art, comme vous le prétendez, comment se fait-il que nous payions 30 % plus cher pour les contrats d'infrastructure ici au Québec, comparativement à l'Ontario et au reste du Canada?

2. Que répondez-vous à Mme Cohen, présidente de l'Ordre des ingénieurs qui réclame une enquête publique sur l'attribution des mandats et la gestion des contrats publics des infrastructures?

3. Que répondez-vous enfin à M. Jean Fortier qui a été président du comité exécutif de la Ville de Montréal et qui prétend que la façon de faire des ingénieurs-conseils dans les différentes municipalités est nébuleuse et que tout le processus d'attribution des contrats est vicié au départ, c'est-à-dire à partir du début du processus qui se trouve entre les mains des ingénieurs-conseils?

4. Combien d'ingénieurs-conseils sont-ils allés sur le bateau de M. Accurso?

Nous attendons vos réponses et ce ne sont certainement pas vos affirmations sur la transparence du processus qui m'ont convaincue. Quand on nie avec véhémence qu'il y a à tout le moins apparence de conflit d'intérêts dans tout le dossier des ingénieurs-conseils, on peut s'interroger sur l'éthique de certaines personnes et de certains groupes.

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