¡Festina lente! (Hâte-toi lentement)

Pauline Marois prétend qu'en foutant le feu à la baraque fédérale, il n'y aura que le Canada anglais qui brûlera dans l'incendie. Le Québec sera épargné parce qu'un gouvernement du Parti québécois aura joué les pompiers volontaires en arrosant la cabane québécoise avec la salive de tous ses députés. Avec le PQ, c'est toujours la même histoire qui se répète. L'indépendance du Québec ferait si peur et rebuterait tellement les Québécois qu'il est préférable de les rassurer d'abord en leur promettant que rien ne va changer une fois la souveraineté acquise. Si les Québécois ne sont toujours pas convaincus par l'idée que seule l'indépendance du Québec pourrait leur assurer pérennité et prospérité, il faut alors les amener à se rendre compte par eux-mêmes que, s'ils ne veulent pas disparaître comme peuple distinct en Amérique du Nord, le mieux qu'ils ont à faire est d'élire un gouvernement du Parti québécois qui, lui, harcèlera le gouvernement canadien de demandes quérulentes à répétition dans l'espoir de recevoir des refus systématiques, refus qui prouveraient sans l'ombre d'un doute qu'il vaut mieux se séparer et quitter cette maison de fous, quitte éventuellement à proposer au Canada anglais une association ou un partenariat parce que sans cette proposition d'association ou de partenariat avec le Canada anglais, les Québécois diraient non encore une fois au projet du PQ!

L'indépendance politique d'un peuple ne s'obtient pas en quémandant du pouvoir central qui le maintien dans son giron qu'il fasse la preuve lui-même qu'il est non seulement incompétent, mais opprimant. Il n'y a rien de plus criminel que de faire croire aux Québécois qu'il suffit de faire une croix à côté d'un oui pour que l'indépendance se réalise, tout comme il n'y a rien de plus irresponsable que de leur laisser entendre que non seulement l'indépendance du Québec ne bouleversera pas grand-chose, mais qu'en plus, une fois acquise, ils nageront dans les milliards!

C'est l'indépendance du Québec que vous voulez? Alors, préparez les Québécois en conséquence. Cessez de les bercer d'illusions. Dites-leur franchement qu'ils auront à se battre et à souffrir. Que la rupture ne s'imposera pas d'elle-même. Que le Canada anglais ne l'acceptera pas de bon gré. Soyez sincère avec les Québécois afin qu'ils aient conscience qu'ils ne l'auront pas facile, et que pendant des années ils risquent de vivre dans l'incertitude qu'une telle perturbation ne manquera pas d'engendrer.

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