Le mur de l'incompréhension

Nous devons nous réjouir, Montréalais ou non, de l'arrivée de Mme Louise Harel dans l'arène municipale. Par contre, les commentaires de certains ténors de la communauté anglophone frisent l'hystérie. En effet, on affirme sans rire que Mme Harel a donné naissance à un monstre lorsqu'elle a enfin imposé les fusions après des années de tergiversations des gouvernements précédents. N'est-ce pas le gouvernement de Jean Charest qui est venu chambarder «Une île... une Ville» et, de là, engendrer ledit monstre d'aujourd'hui? Pour plaire à qui me direz-vous? Mais voyons, à son fidèle électorat anglophone du West Island.

Une autre faute grave infligée à Mme Harel est sa difficulté à parler et à comprendre l'anglais. Ceux qui la lapident aujourd'hui sont, pour la plupart, de «bons unilingues anglais», nés au Québec où la langue de la majorité est encore le français. Ces anglophones purs et durs qui refusent toujours de parler la langue de Molière se permettent de semoncer vertement madame Harel. Ils ont décidé de vivre dans leur ghetto et je vois bientôt s'ériger à l'ouest du boulevard Saint-Laurent un mur... le mur de l'incompréhension. Que dis-je? Ce mur est là depuis des décennies.

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