Le français n'est-il pas la seule langue officielle du Québec?

Deux événements de l'actualité québécoise et montréalaise m'amènent à penser que les Québécois ne sont pas encore débarrassés de leurs complexes d'infériorité. Malgré une certaine confiance acquise depuis la Révolution tranquille, la thérapie n'est pas terminée. Premier événement: on a fait rejouer cette semaine l'extrait dans lequel madame Marois tente, tant bien que mal, de répondre en anglais à un ou des journalistes anglophones. Cet événement date d'un an déjà et on se demandait où en était rendue madame Marois dans son apprentissage de l'anglais. Deuxième événement: on apprend cette semaine que madame Louise Harel pourrait être intéressée par le poste de maire de Montréal et un journaliste s'interroge sur la capacité de celle-ci de s'exprimer en anglais pour communiquer avec la minorité anglophone.

Or, pourquoi les politiciens québécois devraient-ils répondre en anglais à des journalistes québécois? Pourquoi ces journalistes québécois ne posent-ils pas leurs questions en français? Pourquoi les politiciens montréalais devraient-ils s'adresser aux Montréalais dans une autre langue que le français? Le français n'est-il pas la seule langue officielle du Québec? Et Montréal ne fait-elle pas partie du Québec? Tous les journalistes de Montréal ne devraient-ils pas parler français?

Tous les politiciens québécois devraient donner l'exemple et n'utiliser que le français, la langue de la grande majorité des Québécois et celle de l'intégration des immigrants. Pourquoi demander, comme le font beaucoup de politiciens québécois, aux citoyens d'insister pour se faire servir en français dans les commerces de Montréal alors qu'eux-mêmes acceptent des questions en anglais et y répondent en anglais? Mesdames Marois et Harel ne doivent pas être gênées ou même complexées si elles ne maîtrisent pas une deuxième langue, elles doivent dans leurs fonctions officielles donner l'exemple à la population, lui redonner confiance pour que celle-ci exige qu'on lui parle en français à l'hôpital, au travail, dans les commerces, partout. À moins que le Québec ne soit devenu bilingue... Il faudrait nous le dire.

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