Mal de coeur

Le ministre des Finances du Québec, monsieur Raymond Bachand, peut bien tenter d'associer le Parti québécois à la crise des FIER, cela ne prend pas la tête à Papineau pour réaliser que cela ressemble davantage à une opération de diversion indigne du ministre nouvellement en poste. Même les médias ont révélé la faiblesse de l'attaque de monsieur Bachand en indiquant que Claude Blanchet était un simple actionnaire d'une compagnie ayant obtenu du financement d'un FIER, et non un dirigeant de cette entreprise, comme cela est le cas pour plusieurs collaborateurs et contributeurs du PLQ. La nuance est importante et les médias l'ont très rapidement révélée. Cette tentative de diversion n'est qu'un pétard mouillé qui indique très clairement à quel point le gouvernement Charest est embrouillé dans une autre sinistre histoire au parfum de scandale.

Alors qu'ils devaient servir au développement des régions concernées, les Fonds d'intervention économique régionaux (FIER) ont davantage servi des intérêts dans les centres urbains. Nous apprenions que le premier investissement du FIER Gaspésie a été fait dans une compagnie de l'Outaouais et que l'un des deux FIER du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait investi tout son argent dans la région montréalaise! Face à ces faits accablants, le ministre Bachand a été incapable de défendre l'utilisation des fonds publics faisant partie des FIER.

Le gouvernement québécois se retrouve avec un déficit budgétaire et les régions vivent très durement les effets de la présente crise mondiale. Elles n'ont pas à subir les tractations politiques libérales les privant d'importantes sommes prévues initialement pour favoriser le développement économique en région. Confronté à un sérieux problème éthique dans sa gestion des affaires de l'État, le gouvernement Charest devrait donc immédiatement demander au vérificateur général du Québec de mettre son nez dans cette affaire de FIER afin de dresser un portrait global et non partisan de la situation. Cela laissera au moins la perception que le gouvernement Charest ne se moque pas tant que cela du sort des régions du Québec qui se battent avec courage pour se sortir de la crise.

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