Coteries, cliques et castes

Il y a eu le fameux scandale des commandites, lequel, nous le savons tous, a rendu la population méfiante, vigilante et déçue de la politique et de ses sempiternelles magouilles.

Comment se fait-il donc qu'après le dégoût provoqué par le fameux scandale «exemplaire», nous ne cessions d'apprendre, dans les médias, que nous vivons encore dans un univers de magouilles et de tromperies? Dans cet univers, nous ne cessons de découvrir que le milieu de la politique est fait de castes, de cliques, de clans et de coteries nauséabondes. À l'Hôtel de Ville de Montréal, les scandales sont légion et la réputation d'intégrité du maire est drôlement malmenée. Et l'on se protège entre amis appartenant à la même coterie.[...]

Pendant ce temps, à Québec, Jean Charest modifie certaines règles liées à la transparence pour permettre à son ministre Pierre Arcand de faire des affaires avec le gouvernement, lesquelles affaires sont liées à une entreprise dont M. Arcand est l'un des propriétaires (minoritaire).

Comment se fait-il qu'après la commission Gomery, les politiciens de tous les niveaux continuent à conserver cette bulle de copinage, de fraude et de mépris de la population? N'a-t-on pas compris que la corruption et le favoritisme minent et détruisent la démocratie? N'a-t-on pas compris que la population n'a pas les leaders qu'elle mérite? En effet, je suis convaincu que de larges secteurs de la population sont «surpolitisés» et très exigeants, ce qui les conduit vers une apparente dépolitisation? Si j'étais un politicien, je me méfierais de ce qui, peut-être, va finir par arriver! Pour le meilleur ou pour le pire!

Le journaliste états-unien John R.

MacArthur parle souvent de la caste qui dirige les États-Unis. Quant à nous, nous allons devoir jeter un coup d'oeil lucide en direction de ces cliques et coteries qui corrompent nos institutions démocratiques et qui risquent d'ébranler la démocratie, laquelle est toujours fragile.

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