Que reste-t-il pour le Québec?

Le gouvernement fédéral annonce l'octroi de milliards de dollars au constructeur Chrysler afin de lui venir en aide. Par la même occasion, le gouvernement Harper aide d'une manière très forte l'Ontario qui regroupe la plupart des usines de fabrication de véhicules. Pourtant, le secteur manufacturier au Québec a souffert depuis de nombreuses années, et le fédéral n'a pas daigné aider le Québec.

Pourquoi une telle iniquité dans le traitement des cas issu du ralentissement économique? Après avoir lourdement favorisé l'Ontario lors de son dernier budget, le gouvernement Harper prépare-t-il le terrain en vue des prochaines élections en venant en aide à une industrie lourdement endettée et maladroitement gérée afin de s'assurer de faire le plein de votes? L'équation serait très facile à faire dans la mesure où le secteur du bois d'oeuvre a reçu des sommes faméliques de la part du gouvernement fédéral pour se sortir du trou. Monsieur Harper sait où se trouve son vote. Cela n'est pas pour rien que son ministre Jim Prentice a indiqué que son gouvernement n'avait absolument rien contre les sables bitumineux de l'Ouest canadien. Encore une fois, le gouvernement Harper protège sa base électorale préservant ainsi son électorat en vue des prochaines élections. Alors qu'au Québec, le gouvernement s'empêtre dans des problèmes d'éthiques en modifiant les règles entourant les comportements d'affaires de ses ministres au lieu de s'occuper véritablement d'économie, le premier ministre Charest devrait peut-être songer à faire un voyage du côté d'Ottawa afin de réclamer un traitement équitable pour le Québec. La population québécoise s'attend à un comportement plus digne et à un leadership beaucoup plus fort de la part de son premier ministre à l'égard Ottawa.

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