Des insinuations gratuites

À Jean-Robert Sansfaçon,
Vendredi dernier, vous mettiez ouvertement en cause l'intégrité de BPR dans l'attribution du contrat des compteurs d'eau par la Ville de Montréal. L'expertise de BPR en matière d'infrastructures touchant l'eau est indéniablement reconnue au Québec, avec des réalisations aux quatre coins de la province, de même que des ouvrages en France et aux États-Unis. Vous demandiez pourtant à vos lecteurs «comment peut-on avoir confiance dans le travail de supervision, d'évaluation et de choix d'équipement effectué par BPR?».

Bien plus que BPR, c'est toute la profession d'ingénieurs que vous attaquez ainsi avec vos insinuations, qui démontrent une ignorance flagrante des pratiques professionnelles de notre milieu. Un consortium n'est pas un club d'amis. C'est la mise en commun des ressources nécessaires pour réaliser des contrats de grande envergure, devenus de plus en plus complexes. Il en est ainsi à travers le monde. D'ailleurs, les firmes qui étaient en lice pour l'obtention du contrat des compteurs d'eau étaient toutes des compositions de consortiums. Elles travaillaient déjà ensemble sur des contrats ou se regroupaient en vue d'en réaliser d'autres. Sont-elles pour autant coupables de collusion à vos yeux? Nous avons obtenu en 2005, dans le cadre d'un appel d'offres en bonne et due forme, le mandat d'accompagner la Ville de Montréal pendant et après son choix de fournisseur pour réaliser le contrat d'installation des compteurs d'eau. Notre mandat est exécuté dans les règles de l'art. Notre compétence s'arrête là. Quant à la vôtre, vous devriez laisser le soin au vérificateur général de la ville de Montréal de procéder aux vérifications requises, avant d'improviser dans votre journal l'inquisition des firmes d'ingénierie du Québec.

À voir en vidéo