La fierté retrouvée

Je suis très heureuse de voir les profs de l'UQAM réagir de façon aussi solidaire, après la descente aux enfers des dernières années. Pour son 40e anniversaire, l'UQAM retrouve toute l'énergie de son corps professoral et le désir de garder bien vivante cette université essentielle pour l'avenir du Québec, unique dans son ouverture aux collectivités locales, dans la participation des professeurs à la vie de la cité, dans son accueil aux étudiants et étudiantes issus de toutes les strates de la société. Les assemblées monstres et les appuis impressionnants à la grève et aux revendications plus que justifiées qui sous-tendent ce vaste mouvement témoignent du fait que les valeurs qui ont présidé à la création de l'UQAM en 1969 et l'engagement de son corps professoral se sont maintenus au fil des ans, malgré les mutations profondes qu'a connues la société québécoise.

Même si une loi spéciale devait forcer le retour au travail, l'engagement dont témoigne la mobilisation non seulement des profs, mais aussi des autres composantes de l'UQAM, titulaires de charges de cours, personnel de soutien, étudiantes et étudiants, et sans doute aussi d'une vaste proportion des cadres, qui ne peuvent évidemment signifier haut et fort leur appui dans les circonstances présentes, cet engagement, et la solidarité qui l'accompagne, marquent d'ores et déjà un tournant dans l'histoire récente de l'UQAM. Il s'agit peut-être de la fierté retrouvée...

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