Le risque de brader le Québec

À lire le portrait que trace Michel Venne du Québec sous la gestion molle des années molles (Le Devoir, le 6 avril) où «notre société semble incapable de faire converger les énergies individuelles pour porter plus loin l'ensemble de la collectivité», on ne peut que s'inquiéter de l'attrait que peut représenter pour les profiteurs de tout acabit cette position de vulnérabilité. Comme dans un bateau en quarantaine où les rats ne craignent même plus de passer sur les éclopés, les charognards des affaires ne semblent même plus craindre que leurs scandales fassent la une des journaux: ils savent qu'ils auront le dernier mot puisque les institutions qui devraient protéger la population ne sont plus aptes à remplir efficacement ce rôle.

J'ai peur que l'on cherche à brader le Québec. Pendant que j'ai le regard fixé sur mon écran, j'ai l'impression que dans mon dos on déménage les meubles du Québec.

J'attend des médias qu'ils m'aident à comprendre, mais comprendre ne suffit plus, l'information ne peut plus se cantonner à sa fonction de présenter objectivement les faits. Les médias encore fiables doivent mobiliser la population.

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