Empressement douteux

La décision de Michael Sabia de se départir à la hâte de ses options d'achat de BCE crée un malaise évident en ce qui concerne l'ensemble du processus entourant sa nomination à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Alors que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, semblait s'empêtrer dans ses réponses en défendant tant bien que mal M. Sabia lors de la période de questions, celui-ci en profitait pour se départir de ces actifs pouvant mener à de possibles insinuations de conflit d'intérêts.

Comme le gouvernement Charest cherche à ne pas perdre la face dans le dossier de la Caisse de dépôt, la décision de M. Sabia de se départir à la hâte de ses options d'achat est-elle uniquement due à la perspicacité de certains médias qui ont dévoilé l'affaire? Alors qu'il semble incontestable que le choix de M. Sabia émane directement du bureau du premier ministre, n'est-il pas curieux que l'on n'ait pas pris la peine de s'assurer que M. Sabia n'avait pas en sa possession des actifs pouvant mener à de possibles conflits d'intérêts?

Depuis sa nomination, Michael Sabia alimente la controverse. Pour le processus bâclé entourant sa nomination ou pour sa rémunération, le nouveau dirigeant de la Caisse continuera à représenter un énorme coup de force politique de la part du cabinet de Jean Charest. La décision du gouvernement de ne pas y être allé de la plus élémentaire transparence [...] révèle un manque de respect flagrant pour les cotisants du Québec.

À voir en vidéo