Benoît XVI fustigé de toutes parts

Le pape Benoît XVI a une fois de plus soulevé l'indignation générale pour ses propos concernant l'utilisation des préservatifs pour contrer la propagation du sida. Selon lui, la solution serait plutôt d'humaniser la sexualité par de nouveaux comportements plus spirituels. Bien évidemment, cela lui a valu le sempiternel bouquet d'accusations faisant valoir qu'il était déconnecté de la réalité et qu'il tenait là un discours régressif aux conséquences on ne peut plus dangereuses. Mais l'ire qu'il a provoquée n'étonne plus guère. Cela fait un bon moment déjà que toutes les occasions semblent trop belles pour ne pas sauter à bras raccourcis sur une Église d'autant plus fragilisée qu'elle n'a plus d'emprise morale sur ses ouailles.

Certes, prôner l'abstinence, ici ou en Afrique, peut sembler relever de l'utopie la plus pure. Mais sommes-nous devenus réfractaires au point de ne plus tolérer la moindre ligne de conduite? Benoît XVI n'est pas qu'un homme de foi, c'est aussi un esprit brillant qui mesure parfaitement le sens des mots et le poids des idées. Il sait fort bien que, malgré tous les dogmes que l'Église impose, l'être humain par nature aime à les défier. Dès lors, il s'avère d'autant plus important pour l'Église de ne point dévier de son message premier qui est d'amener les individus à se surpasser et ce, malgré les embûches et les tentations qui parsèment leur route.

Ainsi, peut-on blâmer le chef de l'Église catholique de prôner un discours conséquent avec les préceptes du catholicisme? Oui, la religion catholique prône la compassion et le pardon, mais elle ne peut se permettre de faire la promotion de comportements qu'elle réprouve car, ce faisant, elle perdrait là son essence même. L'Église se doit de rester un rempart inébranlable malgré les pressions qui fusent de toutes parts.

Par ailleurs, l'Église est l'une des dernières institutions en Occident à défendre contre vents et marées une vision cohérente de la famille et du mariage. Qu'aurions-nous à y gagner à ce qu'elle se plie aux caprices d'un progressisme ostentatoire qui ne veut rien sacrifier au bûcher des vanités?

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