Le combat n'est pas fini

On utilise les agissements douteux de quelques dirigeants syndicaux pour discréditer le syndicalisme au grand complet. Les porte-parole du capitalisme débridés ont tôt fait de condamner l'action collective sous prétexte de quelques errements individuels.

Deux syndicalistes ont un comportement incorrect, et tous les syndicats sont à jeter. Tous les dirigeants de grandes entreprises sont rémunérés plusieurs dizaines de fois (sinon des centaines) plus que leurs employés. Les financiers et les investisseurs qui ont floué les petits épargnants se sauvent en emportant des centaines de milliers de dollars. Les constructeurs automobiles ont dirigé leurs entreprises en aveugles et les ont conduites à la faillite en n'ayant aucune préoccupation pour l'environnement. Comme punition, ils retirent des salaires exorbitants et feront renflouer leur business par les fonds publics. Les employés, eux, doivent accepter des gels de salaires et l'affaiblissement de leurs conditions de travail.

À confondre le général et le particulier, l'accidentel et le systémique, on se trompe de cible. Les politiques néolibérales sont délétères pour la société par définition. Les abus capitalistes sont systématiques et non pas accidentels. Pour ce qui est des comportements individuels, c'est une affaire d'éthique et de respect des lois. Et cela ne doit pas nous faire oublier que, si l'exploitation capitaliste est condamnable, le syndicalisme, lui, est nécessaire.

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