La grande erreur de Mario Dumont

À propos du bilan politique de Mario Dumont tracé par Mathieu Bock-Côté (Le Devoir 05/03/2009), celui-ci nous dit qu'il aurait souhaité le voir travailler à la mise en place d'une coalition nationaliste de centre droit, et ce, afin de remplir un espace politique que les autres partis ne savent pas occuper.

Pourtant, on l'a vu s'entourer de penseurs qui l'ont certainement bien conseillé. Pensons à Guy Laforêt, politologue universitaire réputé pour son option autonomiste, à certains économistes comme Diane Bellemare et Paul Muller et autres, sans compter ces conseillers dans le monde des affaires chez les lucides, chez qui il est allé pour trouver des solutions de rechange à notre modèle de gouvernance. A-t-il échoué par manque d'élan, de hauteur politique comme le voudrait Mathieu Bock-Côté? Non pas! Au fond, Mario Dumont était de la famille réformiste dans la tradition historique québécoise avec cette difficulté personnelle qu'il a démontrée jusqu'à la fin de savoir pratiquer l'art du compromis. Il aurait sans doute rendu un plus grand service à la société québécoise ainsi qu'à son parti (qui en avait bien besoin) s'il avait écouté ce conseil de l'ex-premier ministre Lucien Bouchard alors qu'il lui avait recommandé de revenir dans sa famille politique. C'était sans doute là le plus judicieux des avis. Pourquoi ne l'a-t-il pas suivi?

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