Le danger de l'Obamanie

Il est facile de succomber aux charmes d'Obama, surtout après huit longues années de règne désespérant de Bush et consorts. Toutefois, il faut bien l'admettre: le nouveau président des États-Unis se montre assez avare de détails concernant ses intentions.

Par exemple, considérons la guerre en Afghanistan. Obama veut renforcer cette mission, alors que les Canadiens, les Québécois en particulier, s'y opposent majoritairement. Prudent, le président américain n'a pas dévoilé ce qu'il allait demander au gouvernement canadien. S'il intensifie l'intervention militaire en Afghanistan, les Canadiens et les Québécois le suivront-ils? Ils auraient certainement dit non à Bush en le huant copieusement. Avec Obama, nous pouvons au moins espérer une explication compréhensible des raisons d'être et des objectifs finaux de cette guerre, ce que nos politiciens québécois et canadiens n'ont pas réussi à clarifier à ce jour. Il faudra cependant éviter de faire une confiance aveugle à Obama, un homme intelligent, charmant et charmeur. Celui-ci sera obligé de tenir compte du complexe militaro-industriel, qui compte sur un budget annuel d'environ 1000 milliards de dollars. Alors, réjouissons-nous de la nouvelle ère présidentielle américaine, plus lumineuse, plus éduquée et plus sympathique, mais gardons notre sens critique intact.

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