Rendre universelle la prime au départ

Permettez-moi d'exprimer mon étonnement devant le tollé suscité par le versement d'une prime de départ de 380 000 $ à l'ancien président de la Caisse de dépôt et placement, M. Henri-Paul Rousseau. Personnellement, je suis tout à fait favorable au versement d'une telle prime et j'irais même jusqu'à suggérer que de tels avantages soient étendus à l'ensemble des travailleurs québécois, au moins dans les cas de départ volontaire. Lors d'un licenciement ou d'une mise à pied, la somme pourrait être majorée, disons à 500 000 $.

Je propose donc que le gouvernement du Québec inscrive une telle disposition dans la loi sur les normes du travail. Par ailleurs, je propose que le gouvernement canadien réforme la loi sur l'assurance emploi afin d'offrir lui aussi une telle prime, et ainsi doubler la mise, en particulier pour les travailleurs quittant volontairement leur emploi, qui sont pour l'instant injustement pénalisés lorsqu'ils s'engagent dans cette voie.

En ces temps de crise économique mondiale, des mesures comme celles-ci s'inscriraient avantageusement dans un plan de relance visionnaire, vigoureux et vitaminé, et ne manquerait pas de stimuler la consommation des ménages, contribuant ainsi au redémarrage de la grande roue de l'économie. Enfin, il est à peu près certain que de telles modifications législatives seraient chaleureusement accueillies par la vaste majorité des électorats québécois et canadiens.

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