Une vache et ses veaux

À l'occasion d'un procès la semaine dernière, au Palais de justice de Montréal, l'avocate de la poursuite, Me Anne-France Goldwater, a comparé, devant les caméras de RDI et de la SRC, une femme à une vache et ses enfants à des veaux.

Cette déclaration a été faite sur les ondes, aux bulletins de nouvelles, à des heures de grande écoute. J'ai eu honte qu'on puisse encore faire ça en 2009. Il me semblait que tout ce que le mouvement féministe avait réalisé de positif au cours du XXe siècle nous avait mis à l'abri de tels abus de langage. Est-ce qu'un avocat peut dire n'importe quoi pour protéger ses clients? Est-ce que les femmes vont encore se laisser comparer à des vaches, et les enfants à des veaux? Est-ce que les membres du barreau vont accepter ça sans mot dire? Combien de temps un politicien resterait-il en poste si, dans une déclaration, il osait traiter les femmes de «vaches» et ses enfants de veaux?

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