Pauvre madame Jérôme-Forget

La prise de bec publique entre la ministre des Finances du Québec et le gouvernement fédéral démontre d'une façon non équivoque que le Québec a complètement perdu son rapport de force face à Ottawa. Le bilan du récent passage de Jean Charest dans la capitale fédérale illustre bien le fossé qui sépare le gouvernement conservateur du gouvernement libéral de Jean Charest. Qui est à blâmer dans toute cette histoire? Poser la question, c'est y répondre!

La mise en place par Jean Charest de son Conseil de la fédération devait être la pierre angulaire d'un nouveau rapport de force entre les provinces et le fédéral. Le résultat est plutôt que cela n'aura fait que diluer le rapport de force que le Québec avait, seul, face à Ottawa. L'utilisation d'une somme de 700 millions provenant d'Ottawa tout juste avant le déclenchement des élections de 2007 au Québec aura également donné un argument supplémentaire au fédéral pour ne pas refinancer le Québec, province qui avait tellement d'argent en banque qu'il se permettait de faire une manoeuvre purement électoraliste qui n'aura, au bout du compte, à peu près rien donné de plus dans les poches des contribuables québécois.

La ministre Jérôme-Forget peut bien crier son indignation sur tous les toits. Le problème est que son propre gouvernement a fait des choix qui font en sorte qu'aujourd'hui, le Québec ramasse les miettes provenant d'Ottawa. Autrement dit, le Québec ne fait plus peur à Ottawa, loin de là.

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