Le Québec est-il à vendre?

Voilà que la compagnie Rio Tinto Alcan se met à faire des mises à pied au Québec, alors que le gouvernement de Jean Charest se vantait, il n'y a pas si longtemps, de la fiabilité des ententes conclues avec la compagnie. Lors de la mini-session parlementaire de janvier 2009, le ministre Raymond Bachand se vantait de la qualité des ententes qui garantissaient pour le Québec des emplois durables et de qualité, en contrepartie de la généreuse réduction de l'État dans ses tarifs d'électricité.

On apprend aujourd'hui qu'il y avait une petite échappatoire qui permettait à Rio Tinto Alcan de surseoir à ses obligations contractuelles. Vu l'importance de cette entente entre la compagnie et le gouvernement, le premier ministre devait connaître cette fameuse clause qui permet aujourd'hui à la compagnie de supprimer plus de 200 emplois au Québec. Pourquoi le cabinet Charest, négociateur de l'entente, a-t-il omis d'informer la population de la présence d'une telle mesure lors de son annonce? Par simple partisannerie politique?

Alors qu'en février 2008, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, disait «réfléchir» aux gestes qu'il pourrait poser en réaction à la vague de prises de contrôle étrangères dont ont été la cible des entreprises québécoises, il serait peut-être temps, un an plus tard, que le gouvernement du Québec se lève et réagisse, avant que le Québec se vide complètement!

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