Pour en finir avec l'ADQ

Voilà que l'ADQ annonce qu'elle n'est pas pressée de se trouver un nouveau chef pour remplacer le député Mario Dumont. Que l'on souhaite prendre du temps avant d'enclencher une course à la direction. Bien que cette décision puisse paraître sage, c'est plutôt la raison qui pousse l'ADQ à agir de la sorte au lendemain d'une cuisante défaire électorale.

La soudaine ouverture manifestée par son chef démissionnaire quant à la nécessité de revoir le manifeste des idées de droite de l'ADQ indique certainement que, malgré plus de 14 ans à l'Assemblée nationale, celle-ci n'aura su finalement que capitaliser sur des enjeux du moment, sans vision à long terme. Le «Roi de la clip» Mario Dumont aura donc poussé son concept jusqu'à sa propre perte. Et en politique, il faut respecter l'intelligence des gens et mettre sur la table un plan crédible pour l'avenir.

Les quelques élus restants de l'ADQ devront donc rester vigilants, car la nécessaire transformation de cette formation politique ne doit pas devenir le prétexte à redemander de nouvelles élections complémentaires à cause d'une élection générale tenue sous de fausses représentations de la part de l'ADQ en 2008. Autrement dit, l'ADQ est en voie de disparition avec le départ de Mario Dumont.

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