Analyse de fond

Heureusement qu'un étudiant doctorant à la Queen's University a cru bon, dans Le Devoir du mardi 30 décembre, de mettre les pendules à l'heure concernant le Québec et la sécurité du Canada. Peu importe le dénouement du litige concernant le gouvernement de M. Harper et la possibilité d'un gouvernement de coalition, il est important de souligner que le Québec a généralement appuyé les positions prises par des gouvernements canadiens successifs depuis le 9 septembre sans mettre aucunement en péril la sécurité du pays. La mission à Kandahar fut appuyé non seulement par la population et la classe politique, mais aussi par le courage de jeunes combattants.

M. Massie fait bien de nous rappeler que le Québec s'est inscrit dans la lignée d'une majorité de Canadiens pour s'opposer à un prolongement de la mission actuelle à Kandahar au-delà de 2011. De plus, il est sain pour notre pays d'en débattre. La sécurité du Canada est l'affaire de tous ses citoyens. Que des historiens canadiens-anglais comme Granetstein ou certains politologues canadiens-anglais remettent en doute l'engagement du Québec fait aussi partie du débat politique, même si je doute du bien-fondé de l'approche de ces critiques qui cherchent à montrer du doigt la réaction d'un seul segment de la population. C'est peu utile au fond de la question.

Mais une analyse de fond faite par l'auteur doctorant contribue à enrichir notre conversation nationale, et il nous rappelle habilement qu'un questionnement périodique de nos politiques en matière étrangère ne doit pas servir de prétexte pour mettre en doute l'engagement du Québec dans la sécurité du Canada.

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